Une pastille verte pour Berlin

SAISON 2013 - 2014
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© Reuters
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Avec une actualité plutôt chaude en ce qui concerne la pollution des voitures, on part à Berlin dont l’exemple est intéressant !

Yolaine : Avec Cologne et Hanovre, c’est l’une des premières villes à avoir interdit son centre-ville aux voitures nocives pour l’environnement. Depuis 2008, une zone verte de 88 km2 a été créée en plein cœur de la ville. Si des véhicules à essence veulent y  accéder, ils doivent être munis d’une pastille verte collée sur leur pare-brise. Elle coûte 5 € et est valable toute la durée de vie de votre voiture et dans toutes les zones vertes allemandes. Et si votre voiture est un diesel il faut qu’elle soit munie d’un pot d’échappement catalytique. Bref, un dispositif très simple !

 

Marion : Justement cela semble si simple et qu’est-ce-que ça change concrètement ?

 

Yolaine : Cette initiative  peu contraignante en effet a tout de même permis en un an d’économiser une tonne et demie de diesel. C’est la conclusion d’un rapport du Sénat de Berlin. Aujourd’hui les émissions de particules fines de la métropole allemande sont 2 fois moins importantes qu’en 2008.  Ce principe de “zone verte” est donc efficace surtout pour sensibiliser les gens, les pousser à moins rouler en centre-ville mais sans les culpabiliser ni les contraindre. Même si, régulièrement il y a des contrôles et si les automobilistes se font prendre sans leur pastille, ils payent 40 euros d’amende et on leur retire 1 point sur le permis. C’est déjà beaucoup plus convaincant

 

Marion : Et en France, on pourrait envisager la même chose à Paris?

 

Yolaine : On n’en est pas encore là vous avez vu les débats houleux qu’ont provoquée la mise en place d’une alternance des automobiles autorisées à circuler dans la capitale et Bertrand Delanoë se bat depuis des années pour faire de Paris une ville plus propre en essayant de réduire le nombre de véhicules intra-muros. Mais avec la pollution de ces jours derniers cela pourrait venir plus rapidement qu’on ne l’imagine. En tous cas, les deux candidates aux municipales de la capitale, Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont ce type de projets dans leurs cartons. Mais il faudra y aller très progressivement. On a déjà eu une petite avancée en janvier dernier avec la réduction de la vitesse autorisée de 80 à 70 km/h, sur le périphérique parisien. Mais ça prendra du temps, les parisiens ne sont pas les berlinois !

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