Transport naval : des cargos à voile pour remplacer ceux alimentés au fioul

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission Europe Matin - 5h-7h
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Chaque jour, Anicet Mbida nous fait découvrir une innovation qui pourrait bien changer notre façon de consommer. Ce lundi, il revient sur l'initiative de la Suède qui construit le premier cargo géant à voile, un porte-containers non polluants.

Ce lundi matin, une innovation navale qui pourrait faire du bien à la planète. Il s’agit des premiers porte-containers non polluants, des cargos à voile.

Le retour du transport de marchandises à la voile. Mais, cette fois, rien à voir avec les goélettes de l’époque et leurs voiles souples. Il faut plutôt s’imaginer des ailes d’avion de 80 mètres placées à la verticale sur les mâts. Donc des voiles rigides contrôlées par ordinateur.

Un premier géant des mers va en être équipé : le wPCC du suédois Wallenius Marine. Il fait 200 mètres de long, 40 de large et il sera capable de traverser l’Atlantique avec 7.000 voitures à bord rien qu’à la force du vent.

Il faut savoir qu’aujourd’hui 90% du transport de marchandises s’effectue par bateau. Des cargos alimentés au fioul lourd, extrêmement polluants. Or ces émissions seraient responsables de 60.000 morts chaque année. C’est pourquoi il y a énormément d’innovation dans le secteur pour trouver des solutions.

Est-ce que ce cargo à voile est compétitif face aux cargos classiques ?

À priori, oui. Certes, il va beaucoup moins vite avec 12 jours pour traverser l’Atlantique contre sept pour un cargo au fioul. Mais comme il ne consomme quasiment plus de carburant, on fait des économies et il y a plus de place pour le fret. Sa rentabilité serait donc équivalente, voire meilleure.

D’ailleurs, ce n’est pas le seul projet de cargo à voile. En France, par exemple, il y a ceux des Nantais Neoline ou de Zéphyr et Borée qui devraient prendre la mer d’ici deux ans ou trois ans.

On travaille également sur des ferrys à hydrogène qui ne rejettent plus de fumées toxiques, mais uniquement de la vapeur d’eau. Cela évitera d’asphyxier les villes portuaires. On se souvient des problèmes de santé qu’il y a eu à Marseille l’année dernière.