Le premier cyborg : on a réussi à contrôler des muscles réels par de l'électronique

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Une fois de plus, la réalité rattrape la fiction. On a réussi à créer un véritable cyborg, un robot recouvert de tissus vivants.

Si vous vous souvenez du film Terminator, c’était exactement ça : un squelette en métal recouvert de chair, de veines, de peau. Bref, de tissus vivants. C’est ce que viennent de recréer les chercheurs de l’université de Tokyo au Japon.

Heureusement, on n’est pas encore au niveau du Terminator. Pour l’instant, c’est simplement un petit mécanisme qui peut se plier grâce à de véritables muscles d’animal. Mais c’est déjà un sacré tour de force : réussir à marier le mécanique et le vivant. Cela pourrait permettre, à terme, de remplacer certains organes et de créer des poumons, des cœurs ou des reins artificiels bien mieux intégrés au corps humain.

Sait-on à quel horizon ?

Pour le moment, on est encore très loin. Par exemple, on ne sait pas encore intégrer ce type de prothèse à un organisme vivant tout entier. Aujourd’hui, ça ne fonctionne que dans une espèce de gros tube à essai.

En revanche, ce type de travaux a déjà permis de rendre aux amputés quelque chose de précieux : de retrouver la sensation de leurs membres et de connaître leur position sans regarder. Et ça, c’est possible dès aujourd’hui. Même si on parle de prothèses 100% mécaniques et pas encore bio-mécaniques.

Est-ce qu’on pourrait aussi utiliser ces travaux pour améliorer les robots ?

Oui, c’est le côté obscur : fabriquer des robots capables de mouvements plus fluides et plus naturels. En somme, des robots plus difficiles à distinguer des humains. Or là, ça commence à faire froid dans le dos. C’est pour ça qu’il y a besoin de beaucoup d’éthique dans ce type de recherches.