Des thermomètres autocollants pour prendre la température à distance

  • A
  • A
1:51
© Europe 1
L'innovation du jour est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h30 - 9h
Partagez sur :

Un hôpital de Wuhan en Chine, première zone touchée par l'épidémie de coronavirus dans le monde, teste actuellement un procédé révolutionnaire pour la prise de température. Grace à des patchs autocollants communicants, les professionnels de santé peut mesurer la température d'un malade sans avoir besoin de l'approcher. 

L’innovation du jour, c’est une technologie qui vient d’être testée dans un hôpital de Wuhan en Chine. Il s’agit d’un patch électronique que l’on se colle sur le bras et qui donne la température à distance.

On connaissait les thermomètres au mercure, les pistolets infrarouges, voici maintenant les thermomètres autocollants communicants. Leur intérêt : pouvoir enregistrer tous les changements de température d’une personne pendant plusieurs jours. Et ensuite, les récupérer, à distance, sur un téléphone portable.

Vous l’avez dit, on vient de les tester dans un hôpital à Wuhan en Chine. Pas sur les malades, mais sur le personnel médical. Cela permet de repérer tout de suite celui qui commence à présenter des symptômes. C’est aussi testé dans une prison, toujours en Chine, là aussi pour détecter très rapidement des signes de la maladie chez un détenu. Plus besoin de toucher la personne et de risquer une infection.

Il a quelle taille ce patch, il est gros ?

Non, il fait la taille d’un gros timbre. C’est tout plat (1 mm d’épaisseur), souple et on peut se baigner avec. Pourtant, il est bourré de puces et de circuits. C’est la société Fudan Microelectronics qui l’a mis au point. Son objectif, c’est désormais de baisser les couts de fabrication à quelques centimes. C’est la condition pour les distribuer en très grand nombre.

C’est quoi l’idée, obliger tout le monde à en porter pour repérer ceux qui ont des symptômes ?

Non, je ne pense pas. C’est un patch avec une autonomie de trois jours. Donc il faudrait le changer toutes les semaines. Ce qui demanderait beaucoup trop de discipline, si on n’est pas malade ou si on n’est pas un professionnel.

Mais au-delà de la pandémie, ce serait aussi très pratique dans la vie de tous les jours. Si on a un enfant fiévreux, par exemple. On lui met un patch et on reçoit les alertes directement sur son téléphone. Une nouvelle façon de prendre la température.