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SAISON 2016 - 2017

La large domination de François Fillon au premier tour de la primaire de la droite et du centre n'arrange pas le Front national.

La politique c’est le score de François Fillon qui créé la surprise, ça change la donne au centre François Bayrou menace d’être candidat s’il gagne et le Front National lui-aussi est déstabilisé.

Le candidat que Marine Le Pen n’attendait pas, que le FN n’attendait pas. Pourquoi ? Parce que François Fillon parle à la droite tradi, à la droite réactionnaire, un discours compatible avec l’extrême droite : réécrire le mariage gay, interdire l’adoption pas les couples de même sexe, un couple c’est un papa une maman. Il est soutenu par la manif pour tous. François Fillon se revendique catholique, il est contre l’avortement à titre personnel. Fillon c’est encore Le retour de la blouse à l’école, l’accent mis sur l’enseignement du récit national en primaire. Souverainiste,  tradi et ce n’est pas tout prenez l’immigration, le fond de commerce du Front National:  une passerelle là-encore François Fillon  veut durcir l’accès aux prestations sociales, remettre en cause l’aide médicale d’État. C’est la droite dure. On peut aussi parler de la politique étrangère ? Comme Marine Le Pen, il veut renouer avec la Russie de Poutine, Bachar Al Assad ? Moins pire que Daech. Fillon c’est une très mauvaise surprise pour le FN, un concurrent plus que sérieux

Comment le FN le combat ? Quels arguments ?

Pas sur les valeurs, c’est la difficulté. Marion Maréchal Le Pen pourrait voter Fillon sur la remise en cause du mariage gay,  ou sur ses réserves sur l’avortement. Donc deux angles d’attaque. Les éléments de langage sont sortis dès dimanche soir, dans l’urgence. Sur le fond c’est l’ultra libéral, celui qui veut casser les services publics qui protègent les plus faibles. "Un programme d’un violence inouïe" qui frappe les plus fragiles. François Fillon, le candidat qui veut adapter la France à la mondialisation au lieu de l’en protéger. Deuxième angle, il est l’homme de Nicolas Sarkozy qu’il a servi pendant cinq ans. Une contre-offensive improvisée et pas très argumentée, pas très convaincante qui illustre à quel point Marin Le Pen ne s’attendait pas du tout à ce résultat.