Si les Journées européennes du patrimoine se tiennent ces 19 et 20 septembre, les musées courent toujours le risque de se faire cambrioler, à l'image du Louvre en octobre 2025. Toutefois, l'intelligence artificielle pourrait contribuer à mieux les protéger.
Après une série de vols et de cambriolages ces derniers mois, comment mieux protéger nos musées ? Le Louvre, le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer et le musée Jacques Chirac en Corrèze pourraient trouver réponse grâce à l'intelligence artificielle.
Les caméras de surveillance "augmentées" à l'IA permettraient de mieux détecter des situations anormales et de prévenir les services de sécurité en temps réel. Une mesure qui pourrait être la bienvenue, alors que les Journées européennes du patrimoine se déroulent ces 19 et 20 septembre 2026.
Générer une alerte immédiate pour la police
Retracer le parcours d'un cambrioleur grâce aux images de vidéosurveillance, c'est déjà bien, mais ce serait encore mieux d'anticiper, de pouvoir agir en temps réel. C'est en tout cas ce que propose Fabio Gennari, cofondateur d'Orasio : une entreprise spécialisée dans l’analyse vidéo par IA.
"Concrètement, les musées ont de la vidéoprotection. Mais les opérateurs ne sont pas en mesure de voir, toute la journée, les informations pertinentes qui s'y produisent", explique-t-il.
"Par exemple, avec le cambriolage du musée Auguste Renoir de Cagnes-sur-Mer, les cambrioleurs sont rentrés par une fenêtre. Et comme toutes ces fenêtres sont sous vidéoprotection, une alerte immédiate doit être générée pour que l'on puisse appeler la police et intervenir", justifie Fabio Gennari.
Le cadre légal ne permet pas de reconnaissance faciale, mais depuis cet été, la loi Ripost autorise la détection en temps réel dans plusieurs cas, comme la présence d'une arme. Enfin, l'IA peut également faire gagner beaucoup de temps dans une phase d'enquête : plus besoin de regarder des heures d'images, mais une recherche augmentée permet d'arriver directement au moment souhaité.