Transport aérien : l'État va injecter 15 millions d'euros de plus pour desservir les territoires enclavés

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En métropole, les lignes Aurillac-Paris, Brive-Paris, Le Puy-Paris, Rodez-Paris ainsi que La Rochelle-Poitiers-Lyon profitent de ces subventions.
En métropole, les lignes Aurillac-Paris, Brive-Paris, Le Puy-Paris, Rodez-Paris ainsi que La Rochelle-Poitiers-Lyon profitent de ces subventions. © FRED DUFOUR / AFP
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Le budget consacré en 2018 aux lignes aériennes visant à desservir des territoires enclavés était de 5 millions d'euros. En 2019, 15 millions d'euros supplémentaires vont être injectés.

L'État va augmenter de 15 millions d'euros le budget consacré aux lignes d'aménagement du territoire, ces liaisons aériennes visant à desservir des territoires enclavés, à partir de 2019, a annoncé mercredi la ministre chargée des Transports.

5 millions d'euros en 2018. Les "liaisons d'aménagement du territoire (...) seront dotées de 15 millions d'euros supplémentaires dès 2019, soit un budget multiplié par quatre par rapport aux années précédentes pour ces liaisons métropolitaines", a indiqué Elisabeth Borne au cours d'un colloque en présence du ministre de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard, dans le cadre des Assises nationales du transport aérien. Le budget consacré en 2018 à ces lignes aériennes s'est élevé à 5 millions d'euros.

Les lignes Aurillac-Paris ou encore Brive-Paris concernées. "Après des années de désengagement, c'est un changement d'approche qui correspond à la politique que je porte pour les mobilités", a poursuivi la ministre. L'État participe au financement de l'exploitation de plusieurs lignes aériennes considérées comme essentielles pour le désenclavement de certains territoires et leur connexion à la capitale. En métropole, les lignes Aurillac-Paris, Brive-Paris, Le Puy-Paris, Rodez-Paris ainsi que La Rochelle-Poitiers-Lyon profitent de ces subventions. 

"Une réponse efficace au désenclavement". Ces liaisons "sont une réponse efficace au désenclavement des territoires" lorsque l'offre du marché est insuffisante et qu'il n'existe pas d'option alternative ferroviaire ou routière satisfaisante, a justifié Elisabeth Borne.

Les Assises du transport aérien, qui ont débuté en mars, ont pour objectif de faire décoller la compétitivité d'un secteur lesté par les charges dans la course engagée avec les "low-cost", les compagnies du Golfe, mais aussi ses voisins européens. Elles doivent contribuer à la préparation d'une stratégie nationale du transport aérien.