Qui pour reprendre Duralex ? Trois candidats à la reprise de la célèbre verrerie

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[Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Trois dossiers de reprise de la célèbre verrerie Duralex ont été déposés auprès du tribunal de commerce d'Orléans ce jeudi 6 août. Placée en redressement judiciaire en juin dernier, l'entreprise française a lancé un plan de cession pour sauver son activité et ses 243 l'emplois.

Qui pour sauver Duralex ? Si c'est la cinquième fois que la verrerie se trouve en situation de redressement judiciaire en un peu plus de 20 ans, la date limite de dépôt des offres, était initialement fixée à ce jeudi 6 août, midi.

L'administrateur judiciaire a précisé qu'elle sera finalement "prolongée jusqu'au 11 septembre" prochain. Néanmoins, deux offres solides ont été déposées.

Carlesimo, pour une seconde offre

En premier lieu, celle du groupe métallurgique français Carlesimo, prêt à mettre sur la table 5 millions d'euros de fonds propres pour redresser Duralex. 

Premier potentiel repreneur à s'être fait connaître, Carlesimo avait déjà fait une offre de reprise similaire en 2024 et proposait à l'époque une reprise d'un tiers seulement des effectifs, soit plus de 150 suppressions d'emplois.

Une offre loin de rassurer les syndicats qui craignent une véritable casse salariale, même s'ils savent qu'un plan social est inévitable. En témoignent les propos lucides d’Estelle Delon, secrétaire fédérale de la Fédération Chimie-Énergie de la CFDT qui a conscience "qu'il faudra sûrement faire des efforts", avec une priorité, celle de "ne pas perdre les savoir-faire."

"Avoir quelqu'un qui reprend, c'est très important. Nous, on veut surtout qu'il y ait bien quelqu'un qui soit retenu", a-t-elle conclu. 

Le groupe Revive spécialisé dans le rachat d'entreprises

Le second projet de reprise de Duralex est français lui aussi, c'est celui de Cédric Meston, cofondateur de la Fédération Chimie-Énergie de la CFDT. Créateur de la start-up Apivor et créateur du groupe Revive, société spécialisée dans le rachat d'entreprises en difficulté. 

L'année dernière, le jeune entrepreneur a largement participé au sauvetage de Tupperware France. Concernant Duralex, ce sera au tribunal de commerce d'Orléans d'examiner les offres et de trancher lors d'une audience fixée le 17 septembre prochain.