"Des chaussettes qui disent 'c'est pas moi qui pue des pieds'" : l'heure de "l'achat panique" pour Noël a sonné

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L'achat panique, c'est ce cadeau de Noël choisi au dernier moment, et probablement mal choisi.
L'achat panique, c'est ce cadeau de Noël choisi au dernier moment, et probablement mal choisi. © DENIS CHARLET / AFP
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Il ne reste qu'une semaine avec Noël, et les moins organisés d'entre nous sont encore dans les magasins à la recherche du cadeau. Une course qui, sous la pression, peut conduire à des choix plus qu'hasardeux. Notre reporter est allé à la rencontre de ceux qui achètent n'importe quoi "histoire d'avoir quelque chose".
REPORTAGE

Il vous reste une semaine pour trouver le cadeau idéal pour tous vos proches. Mission difficile bien sûr, qui peut donner quelques sueurs froides à certains à l'approche de Noël. La preuve : déjà, près des grands magasins, on commence à distinguer les symptômes d'un virus qui revient chaque année. Et plus on approche du réveillon, plus celles et ceux touchés par cette "maladie" sont nombreux... Ce virus, c'est celui de "l'achat panique".

Chaussettes, magnet et décapsuleur

"On finit toujours par acheter des merdes parce qu'on ne sait pas quoi acheter. Histoire d'avoir quelque chose. Là par exemple, j'ai acheté un t-shirt en S pour mon frère alors que je suis quasiment sûre qu'il va être trop petit mais il n'y avait pas la taille au-dessus. Ce sera un peu moulant, c'est pas grave", avoue Ninon près d'un grand magasin parisien. "Il a un bon d'achat, il ira changer", plaisante sa copine Caroline. Toutes deux ont bien été obligées de trouver des cadeaux près de chez elles avec la grève des transports.

Mais ce n'est pas le pire achat panique. "J'ai acheté des chaussettes qui disent 'c'est pas moi qui pue des pieds'", confie une passante. Une autre a fait l'acquisition d'un "magnet 'un homme idéal'" tandis qu'un acheteur a jeté son dévolu sur un décapsuleur du meilleur goût. "C'est une dame qui décapsule avec son derrière."

Repérage et anticipation

Heureusement, des solutions existent. "Moi je pratique la technique du repérage", explique une consommatrice. "Je me fais une petite liste, puis je reviens." D'autres, comme Julie, en ont même fait un combat. "Je prévois à l'avance pour éviter au maximum le cadeau qui sert à rien ou le gâchis. Cela fait moins de choses qui vont rester dans les placards et je pense qu'aujourd'hui, c'est un peu plus la thématique. On essaie de faire sa part." Un noël écolo de plus en plus prisé, mais qui n'empêchera pas, cette année encore, le pic des achats paniques le week-end prochain.

Europe 1
Par Justin Morin, édité par Margaux Baralon