Le plafond des tickets-restaurants passe à 38 euros, les restaurateurs se frottent les mains

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Carole Ferry, édité par , modifié à

Le gouvernement a décidé de doubler le plafond journalier des titres-restaurant, qui passe à 38 euros. Une aubaine pour les restaurateurs qui ouvrent mardi après deux mois et demi de fermeture. Ce moyen de paiement ayant été inutilisé pendant tout le confinement, les salariés auraient environ un milliard d'euros à dépenser.

C'est le Jour J pour eux : dans les zones vertes, les bars et restaurants rouvrent mardi, tandis que les terrasses sont de retour en Île-de-France. Pour cette reprise, les restaurateurs espèrent accueillir tous les salariés qui n'ont pas pu utiliser leurs titres-restaurant pendant cette période de crise. Car avec des restaurants fermés pendant trois mois et une majorité de salariés en télétravail, ce moyen de paiement a été très peu utilisé. Les salariés auraient aujourd'hui un milliard d'euros à dépenser, selon le Groupement national des indépendants (GNI).

Le gouvernement a donc décidé de doublier le plafond des titres-restaurant : désormais, il est possible de dépenser jusqu'à 38 euros contre 19 euros jusqu'à présent, y compris le week-end et les jours fériés. La limite reste à 19 euros en revanche dans les supermarchés.

"Se faire plaisir plus facilement"

L'objectif de cette mesure est clairement de favoriser le redémarrage des restaurants. "On est tous contents de voir ce volume possible de chiffre d'affaires venir chez nous", affirme Romain Vidal, propriétaire du restaurant Le Sully, à Paris. "Je pense que les Français ont envie de retrouver nos établissements, nos lieux de vie. Ce déplafonnement permettra au salarié de se faire plaisir plus facilement, d'inviter un collègue et sa famille le dimanche ou les jours fériés. Le soleil aide, mais si le portefeuille aide, ce sera encore mieux pour tout le monde."

Les restaurateurs regrettent toutefois que les émetteurs de titres-restaurant, comme Edenred, Sodexo ou le Groupe Up, n'aient pas proposé de leur côté de réduire le montant de leur commission pour soutenir le secteur.