Le Medef attaqué aux Prud'hommes par l'un de ses anciens directeurs

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Il lui réclame 750.000 euros de dommages et intérêts pour "licenciement abusif".

Le Medef est poursuivi aux Prud'hommes par l'un de ses anciens directeurs adjoint, qui lui réclame 750.000 euros de dommages et intérêts pour "licenciement abusif", a-t-on appris mercredi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Il découvre son licenciement dans la presse. Anton Molina, ancien responsable de la communication et ex-directeur adjoint du syndicat patronal, avait été congédié par le Medef en juillet 2013, quelques jours après l'élection de Pierre Gattaz au poste de président de l'organisation. Salarié du Medef pendant dix ans et considéré comme proche de l'ancienne présidente Laurence Parisot, il assure avoir découvert son licenciement dans la presse. Lors de l'audience, qui s'est tenue mardi au tribunal des Prud'hommes de Paris, son avocate a réclamé 400.000 euros au titre du licenciement abusif présumé, et 350.000 euros pour des heures supplémentaires non payées, effectuées durant plusieurs années.

Congédié après dix ans d'engagement "nuit et jour". L'organisation patronale n'a "fourni aucun élément justifiant son licenciement, qui est intervenu en deux semaines à peine, alors que ses compétences et son professionnalisme étaient reconnus et soulignés par tous", a assuré à l'AFP l'avocate de l'ex-directeur adjoint, Me Isabelle Grelin. Selon elle, les heures supplémentaires dont le paiement est demandé ont été effectuées à un moment où "ses fiches de paie précisaient bien qu'il n'était pas cadre dirigeant", les cadres dirigeants ne pouvant revendiquer le paiement des heures supplémentaires. Elles sont réclamées "compte tenu de la manière dont il a été traité après dix ans d'engagement, nuit et jour, soir et week-end au service des entreprises françaises", a ajouté Me Grelin.