La rémunération variable, "le bon outil" pour que les salariés profitent des superprofits

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Les profits des sociétés du CAC 40 sont en hausse. (Image d'illustration) © ERIC PIERMONT/AFP
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Pour le DRH Jean-Christophe Sibéras, il n'est pas possible de procéder à une augmentation généralisée malgré ces superprofits. "La rémunération variable est le bon outil", pour en faire profiter les salariés.

Des superprofits. Au cours des six premiers mois de l'année, les principaux groupes côtés au CAC 40 ont accumulé plus de 52 milliards d'euros de bénéfices, un chiffre en augmentation de 26 % par rapport à l'an dernier. Autant de profits que sur l'ensemble de l'année 2013.

Mais ces bénéfices vont-ils se transformer en augmentation de salaire ? Pas directement selon Jean-Christophe Sibéras, directeur des ressources humaines de l'entreprise Solvet, ancien président de l'association des DRH, qui précise en revanche que les rémunérations variables devraient augmenter cette année.

De bons bénéfices "sur une année donnée". "Quand il y a de bons résultats, il y a des attentes pour que ça se traduise en conséquence pratique et concrète en terme de rémunération. Nous, côté RH, on dit que quand un résultat financier est bon, c'est une très bonne nouvelle, ça montre que l'on a bien travaillé. Mais c'est lié à une année donnée. Je ne vais donc pas augmenter les salaires de tout le monde de 5 ou 10%, car ça veut dire que vous augmentez les gens pour 10 ans, 20 ans ou 30 ans", explique-t-il.

La rémunération variable, "le bon outil". Les outils de rémunération variables devraient en revanche augmenter en raison de ces superprofits. "La participation ou l'intéressement, les bonus ou les rémunérations variables individualisées, des primes de performances, ça ce sont des choses que l'on verse une fois. Quand on fait de très bons résultats, c'est là-dessus que ça va se répercuter", précise Jean-Christophe Sibéras. "C'est ça le bon outil de rémunération qui est tout à fait normal", conclut-il.