"Gilets jaunes" : les assurances indemniseront en priorité les sociétés autoroutières

  • A
  • A
Les dégâts sont chiffrés à "plusieurs dizaines de millions d'euros", selon Vinci.
Les dégâts sont chiffrés à "plusieurs dizaines de millions d'euros", selon Vinci. © REMY GABALDA/AFP
Partagez sur :
Mettant fin à une épineuse question, la ministre des Transports Elisabeth Borne a indiqué jeudi que les assurances allaient indemniser les sociétés d'autoroutes, cibles du mouvement des "gilets jaunes". 

La ministre des Transports Élisabeth Borne a assuré jeudi que les assurances seraient en première ligne pour indemniser les sociétés autoroutières dont les installations ont été dégradées au cours des mobilisations des "gilets jaunes". "Comme tout acteur économique, les sociétés d'autoroutes sont assurées et ce sont donc d'abord les assurances qui vont payer", a déclaré Elisabeth Borne.

"Plusieurs dizaines de millions d'euros" de dégâts. Vinci Autoroutes, l'exploitant de la majorité des autoroutes du sud de la France, avait déploré dimanche le coût des dégradations, évaluées à "plusieurs dizaines de millions d'euros de dégâts". La Sanef, concessionnaire des autoroutes du nord et de l'est du pays, déplorait lundi des pertes certes inférieures à celles de Vinci mais se chiffrant néanmoins en "millions" d'euros. Vinci et APRR (une filiale d'Eiffage active dans le centre et l'est de la France) avaient par ailleurs envisagé de faire payer les automobilistes passés gratuitement aux péages, avant de se rétracter.

De Rugy évoquait une partie de la facture réglée par l'Etat. Lundi le ministre de la Transition énergétique François de Rugy avait émis un son de cloche un peu différent d'Elisabeth Borne sur la prise en charge des conséquences de ces dégradations : "Sans doute que c'est l'Etat qui va devoir payer une grande partie de la facture, et donc cela va être une dépense supplémentaire simplement pour réparer les dégâts ou les pertes financières. Ou sinon, cela sera répercuté d'une façon ou d'une autre sur les tarifs d'autoroutes, ce qui est bien dommage", avait-il réagi sur Europe 1.