Assurance chômage : "On veut faire le système du bonus malus", assure Édouard Philippe sur Europe 1

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Invité exceptionnel d'Europe 1 vendredi, le Premier ministre Édouard Philippe a donné quelques précisions sur la future réforme de l'assurance chômage. 

Les partenaires sociaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord, le gouvernement a repris la main sur la réforme de l'Assurance chômage. Un décret est attendu cet été. Invité exceptionnel d'Europe 1 vendredi, le Premier ministre Édouard Philippe a donné quelques précisions sur cette future réforme. Il l'affirme sur notre antenne : "On veut faire le système du bonus malus" pour limiter les contrats précaires.

"Que la précarité ne soit plus la norme". "Mon sujet, c'est moins les économies que la transformation du système. C'est une réforme que l'on fait pour favoriser le retour au travail", a d'abord détaillé le Premier ministre, interrogé par un auditeur d'Europe 1, Jean-Philippe, 60 ans dans un mois, en recherche d'un emploi dans l'industrie pharmaceutique. "Nous voulons faire en sorte que la précarité ne soit plus la norme. Le nombre de contrats précaires est considérable", a déploré Édouard Philippe. Avant de détailler :

"On veut avancer sur un système où les entreprises n'auront pas d'avantages lorsqu'elles choisiront de faire des contrats courts à répétition, mais au contraire où elles seront, le cas échéant, pénalisées. On veut faire le système du 'bonus malus'. C'est à dire faire en sorte que ceux qui recrutent en CDI et s'organisent pour qu'il y ait le moins possible de précarité dans leur secteur puissent avoir des avantages, et que celles qui jouent sur la précarité puissent être, elles, pénalisées".

Vers une prise en compte de l'âge dans le chômage des cadres. Le Premier ministre a également donné quelques détails sur la réforme à venir des indemnisations des cadres au chômage. "On veut aussi faire en sorte de transformer l’indemnisation des cadres", a-t-il rappelé. "Parcequ'il y a un très faible chômage des cadres, le chômage des cadres c'est 3,5%". Mais le chef du gouvernement assure également que la réforme prendra en compte l'âge des demandeurs d'emplois. "Il est plus difficile de retrouver un emploi [à 60 ans] qu'à 25 ans", reconnaît-il auprès de notre auditeur. "On peut du coup, peut-être, avoir des règles d'indemnisation qui facilitent un retour plus rapide à l'emploi en faisant attention, et notamment aux questions de l'âge", a-t-il conclu.