Carrez : "Je me demande où sont les 50 milliards promis"

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INTERVIEW E1 - L'UMP Gilles Carrez réclame au gouvernement des efforts supplémentaires pour réduire les dépenses des ministères.

INTERVIEW E1 - Il juge que la politique du gouvernement en faveur des entreprises est une bonne nouvelle pour l'emploi et la croissance. Toutefois, Gilles Carrez, président UMP de la Commission des finances à l’Assemblée nationale, rappelle au micro d'Europe 1 que "ça ne sert à rien de diminuer les impôts ou les charges s’il n’y a pas d’économies". "Je me demande où sont les 50 milliards d'économies promis !", s'exclame mardi le député au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

"Il y a un écart colossal entre ce que dit François Hollande et le comportement de ses ministres. Chaque jour, un ministre propose des dépenses supplémentaires ou refuse des économies. On est dans le double discours permanent entre ce qui est dit à l’Elysée et ce qui est fait dans les ministères", assure Gilles Carrez. 

Carrez : "On avait pas le choix"par Europe1fr

Filippetti dans sa ligne de mire. Le président de la Commission des finances à l'Assemblée se montre particulièrement virulent envers la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. "Quand j’entends qu’Aurélie Filippetti estime que toucher au statut des intermittents c’est tuer la culture, c’est une erreur", s'agace Gilles Carrez. "Il ne faut pas supprimer le statut d’intermittents mais le réformer. Ça fait 15 ans qu’on fait des rapports dessus. Je pense qu’il faut basculer le statut des intermittents dans le régime du chômage des intérimaires. Et favoriser pour certains intermittents leur installation en profession libérale, indépendants. Je pense qu’on peut économiser entre 300.000 à 400.000 millions d’euros par an", estime-t-il.

Pas convaincu par le Pacte de responsabilité. Interrogé sur la mise en place du Pacte de responsabilité, il n'a pas caché son scepticisme quant au timing. "Cela arrive un peu tard car ça fait bientôt deux ans qu’ils (les socialistes, ndlr) sont au pouvoir et ils se rendent compte seulement maintenant que la lutte contre le chômage et la croissance passe par la bonne santé des entreprises", explique le président de la Commission des finances.

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Europe 1
Par Alexis Toulon