"C'est surréaliste" : Redouanne Harjane s'offusque des humoristes qui jouent à Dubaï

  • A
  • A
Redouanne Harjane 0:29
L'humoriste Redouanne Harjane rappelle la situation des droits de l'homme à Dubaï © Europe 1
Partagez sur :
L'humoriste Redouanne Harjane est mercredi l'invité de l'émission d'Anne Roumanoff "Ça fait du bien" pour sa série de vidéos "Street stand up", où il fait des sketchs dans la rue. Celui qui se produira en juin en Suisse s'alarme de voir des confrères aller se produire sur les scènes de Dubaï et du Yémen.
INTERVIEW

Comment être humoriste et continuer à exercer son métier, malgré des salles de spectacle fermées pour éviter la propagation du Covid-19 ? Redouanne Harjane a trouvé une solution : se produire dans la rue, sans prévenir personne pour éviter les attroupements, et poster le résultat (les vidéos Street stand up) sur YouTube et les réseaux sociaux. Venu mercredi présenter cette initiative dans l'émission Ça fait du bien, avec Anne Roumanoff, l'humoriste s'étonne de voir certains de ses confrères aller se produire dans des pays où les salles sont encore ouvertes, comme Dubaï, aux Emirats arabes unis.

"Les femmes se font savater"

Redouanne Harjane se produira pourtant lui aussi bientôt à l'étranger. Il sera sur scène le 11 juin à Genève. "Les théâtres sont ouverts, mais je ne vais pas faire comme les autres comédiens de comédiens qui sont allés jouer à Dubaï ou au Yémen… C'est surréaliste, c'est un truc de fous !", s'étonne-t-il, faisant référence sans les citer à ses collègues Fary, Redouane Bougheraba, Az et Djimo, notamment. 

Car, pour l'humoriste de rue, il existe une différence de taille entre la Suisse et les Émirats arabes unis : le respect des droits de l'Homme. "Ce sont des pays où il y a zéro droits. Les femmes se font savater, tout le monde se fait savater", rappelle Redaounne Harjane. "Il n'y a aucun droit et les gens vont jouer là-bas en mode 'Ouais, c'est la liberté !'."

Dubaï, royaume des influenceurs

Il faut dire que Dubaï connaît une hausse de sa popularité ses derniers mois. La ville émiratie sortie du désert accueille en effet de plus en plus d'influenceurs français, des anciens candidats de téléréalité venu profiter du soleil et du régime fiscal très peu contraignant.

Europe 1
Par Alexis Patri