La prostitution étudiante, un tabou sur C+

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La prostitution étudiante, un tabou sur C+
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La chaîne cryptée diffuse Mes chères études lundi soir, un film sur la prostitution étudiante inspiré d'une histoire vraie.

Lundi soir, Canal+ diffuse un film choc sur la prostitution étudiante, Mes chères études, inspiré d’une histoire vraie. Dans Etudiantes, 19 ans, job alimentaire : prostituée, paru en 2009 aux éditions Max Milo, Laura D. raconte comment sa vie a basculé dans le monde infernal de la prostitution.

Cette jeune fille prude et attachante est très subtilement incarnée par Déborah François. La jeune actrice, César du meilleur espoir féminin 2009 pour Le Premier Jour du reste de ta vie et dernière lauréate du prix Romy Schneider, a expliqué à Fabienne Gaujour pour Europe 1 qu’elle voulait ce rôle et défend son personnage :

Selon la réalisatrice, Emmanuelle Bercot, le secret du film tient à la performance de Déborah François, une "actrice qui ne dégage pas ostensiblement quelque chose de sexuel" :

40.000 étudiantes françaises se prostitueraient pour payer leurs études selon un syndicat étudiant, c'est un phénomène très difficile à cerner, il n’existe d’ailleurs que très peu de données concrètes à ce sujet.

En 2007, une étudiante consacrait un essai à "la prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies" (éditions Max Milo). Selon Eva Clouet, les étudiantes qui vendent leur corps "ont toutes travaillé", mais ces jobs les ont mis en échec. La solution de la prostitution serait souvent envisagée de manière temporaire, la durée des études. Les rencontres seraient de deux par semaine à une tous les deux mois. Comme dans Mes chères études, c'est souvent derrière leur écran d’ordinateur que les étudiantes trouvent leurs rendez-vous.

Pour Canal+, ce film est la première étape d’une évolution éditoriale vers de grands films qui embrassent des problèmes de société tabous.