Arte reprogramme La Cité du mâle

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Arte reprogramme La Cité du mâle
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La chaîne diffusera le documentaire le 29 septembre, en floutant certains visages.

Le documentaire La cité du mâle, déprogrammé dans l’urgence à la fin du mois d’août, sera finalement bien diffusé sur Arte, le 29 septembre. La chaîne avait décidé d’annuler sa diffusion suite aux craintes de l’une des journalistes Nabila Laïb, qui avait "fait état de menaces sur sa personne et sur les siens si La cité du mâle n'était pas déprogrammée".

Quelques modifications

Cette déprogrammation n’avait pas plu à tout le monde. Sur Europe1.fr, le producteur du documentaire Daniel Leconte avait exprimé son mécontentement. "Il y avait des zones de non-droit où les policiers ne pénétraient pas, il y a maintenant des zones où l'information ne pénètre pas. Je suis assez choqué par ça".

Daniel Leconte avait souhaité la rediffusion de La Cité du mâle "en l’état". Ce ne sera pas exactement le cas. Arte a en effet indiqué qu’elle allait flouter certains visages, et éventuellement enlever des passages.

Regardez un extrait du documentaire :

Une double polémique

La cité du mâle traite de la vie de la femme en banlieue, et évoque, entre autres, l'affaire Sohane Benziane, brûlée vive en 2002. Sa déprogrammation avait entraîné de vives protestations sur la blogosphère féministes. "Subir la violence, ne pas la dénoncer. Stade ultime de la violence envers les femmes", avait ainsi déclaré Les Nouvelles news.

La polémique avait ensuite enflé autour de Nabila Laïb, la journaliste qui aurait demandé la déprogrammation du documentaire. Dans un entretien accordé au Figaro.fr, elle avait démenti avoir reçu des menaces, assurant qu’il s’agissait plutôt d’un "désaccord éditorial". Des propos démentis par Doc en stock, la société de production du documentaire. De son côté, la réalisatrice, Cathy Sanchez, a considéré, dans un communiqué, que ces accusations étaient "inadmissibles, inconcevables, choquantes". Elle se "réserve le droit de poursuites dans le but de rétablir la vérité", en raison du "préjudice et de l'atteinte à (son) honneur professionnel".