Affaire Bigard : "Pas d’email du CSA"

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Affaire Bigard : "Pas d’email du CSA"
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EXCLU - Françoise Laborde a assuré que le CSA n’était pas intervenu pour censurer Bigard.

La polémique sur le sketch de Jean-Marie Bigard, différé à 22h et interdit aux moins de 12 ans samedi, dans l’émission de Patrick Sébastien, Les Années bonheur, a rebondi ce mercredi. Sur Europe 1, Françoise Laborde, membre du CSA, a indiqué : "jamais nous n’avons envoyé un email à France 2".

Ecoutez-la sur Europe 1 :

Elle a précisé qu’une telle procédure n’est pas possible. "Le CSA n’intervient jamais avant la diffusion d’une émission dont nous ne connaissons pas le contenu. Le CSA n’est pas un organe de censure, c’est un organe de contrôle".

France 2 dit le contraire

Des propos qui contredisent les affirmations de Nicolas Pernikoff, directeur des divertissements de France Télévisions, dans le Parisien mardi. Il avait déclaré que la décision de passer le sketch de Jean-Marie Bigard, le Lâcher de salopes, après 22h et avec une interdiction aux moins de 12 ans, avait été recommandée par le CSA.

"Nous avons reçu une recommandation du CSA qui nous demandait de faire attention à ce que le sketch ne touche pas les familles et les jeunes. Nous l'avons suivie. L’émission de Patrick Sébastien est très regardée par les familles (…) Mais nous n’avons rien contre Jean-Marie Bigard", avait-il affirmé.

Une lettre vieille de sept ans

Françoise Laborde, qui a fait des recherches sur le sujet, a indiqué : "Je crois que c’est en 2003 que nous avions écrit à France Télévisions, mais sincèrement, cette lettre de 2003, personne n’en a gardé le souvenir. J’admire le travail d’archivage de France 2 !"

De son côté, Jean-Marie Bigard avait déclaré sur Europe 1 lundi qu’il était "fier d’être le premier humoriste à se voir interdit aux moins de 12 ans, pour un sketch qui lui-même a 12 ans". Il avait tout de même fait part de son inquiétude sur les attaques contre la liberté d’expression des humoristes : "Est-ce que Desproges pourrait aujourd’hui dire ce qu’il disait ? La réponse est non. Est-ce que Coluche pourrait faire ses sketchs aujourd’hui ? La réponse est non".

Françoise Laborde a évoqué le sujet de la liberté des humoristes à l'antenne d'Europe 1. "Si le sketch était passé à 21h, il n’y aurait pas eu de sanction (…) C’est un peu excessif, le mieux est parfois l’ennemi du bien. En ce qui concerne l’humour, le CSA est très sensible à ne pas sanctionner".