Facebook mis en demeure par la répression des fraudes pour "clauses abusives"

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Facebook mis en demeure par la répression des fraudes pour "clauses abusives"
Facenook se retrouve dans le viseur de la DGCCRF et de la Cnil.@ JONATHAN NACKSTRAND / AFP
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Mardi, la DGCCRF a mis en demeure Facebook pour plusieurs clauses abusives imposées à ses usagers.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a enjoint mardi Facebook de "supprimer ou modifier" dans un délai de 60 jours les "clauses abusives" figurant dans les contrats de ses utilisateurs.

60 jours pour se rendre conforme. La DGCCRF indique sur son site avoir procédé au contrôle des conditions d'utilisation du réseau social Facebook, qui a "révélé la présence de clauses abusives, interdites par la loi". Une "mise en conformité devra être exécutée dans un délai de soixante jours", souligne l'organisme.

Quelles clauses sont concernées ? Plusieurs clauses figurant dans la déclaration des droits et responsabilités de Facebook, "créent un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties, au détriment des utilisateurs", note la DGCCRF dans ses griefs. Elle cite le "pouvoir discrétionnaire" du réseau social de retirer des contenus ou informations publiés par l'internaute sur la plateforme, ou encore "le droit de modifier unilatéralement ses conditions d'utilisation sans que l'internaute en soit informé préalablement". D'autres clauses abusives ont été relevées par la DGCCRF "dans les conditions relatives aux paiements effectués par les utilisateurs". Parmi elles, figurent le "droit de modifier unilatéralement ses conditions d'utilisation sans en informer au préalable le consommateur" ou "le droit de modifier ou résilier unilatéralement son service de paiement sans en informer au préalable le consommateur".

Egalement mis en cause par la Cnil. Depuis lundi, le géant américain de l'Internet fait également l'objet d'une mise en demeure de la part de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) qui lui a donné trois mois pour respecter la loi Informatique et Libertés en matière de collecte et d'utilisation des données des internautes. La Cnil reproche notamment au groupe américain de suivre la navigation des internautes sur des sites tiers à leur insu, même s'ils ne disposent pas d'un compte Facebook.