Concurrence: Google accepte des concessions pour solder des poursuites en Russie

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Concurrence: Google accepte des concessions pour solder des poursuites en Russie
Google renonce à toute exclusivité de ses services sur les appareils fonctionnant sous Android.@ JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le géant américain est également dans le collimateur de l'Union européenne pour les restrictions qu'il impose sur les smartphones Android.

Google s'est résolu à payer une amende de plus de sept millions d'euros et à ouvrir davantage à ses concurrents son système d'exploitation pour smartphones Android pour mettre fin à des poursuites des autorités russes, en vertu d'un accord annoncé lundi. Si la somme à payer reste relativement symbolique au vu du poids financier du géant américain, le compromis rendu public comprend des concessions majeures au profit de ses concurrents, alors que des procédures similaires sont en cours dans d'autres juridictions dont l'Union européenne.

Cet accord à l'amiable, qui met fin à toutes les procédures judiciaires en cours, "répond aux intérêts de toutes les parties", a estimé Google (holding Alphabet) dans un communiqué. Saisie par le groupe russe Yandex, l'agence FAS avait reconnu en 2015 Google coupable d'abuser de sa position dominante avec Android, qui équipe plus de 80% des smartphones dans le monde.

Google également ciblé par l'UE. Elle avait ensuite fixé l'amende à 438 millions de roubles, soit 7,4 millions d'euros au taux de lundi, mais Google avait depuis multiplié les procédures d'appel puis lancé des discussions avec les autorités pour arriver à un compromis. Selon l'accord annoncé lundi, Google accepte non seulement de payer l'amende requise, mais renonce à toute exclusivité de ses services sur les appareils fonctionnant sous Android.

Les pratiques du géant américain concernant Android sont également dans le collimateur de la Commission européenne qui a notifié l'an dernier ses griefs, lui reprochant de "priver les consommateurs d'un choix plus large d'applications et de services mobiles" et de "freiner l'innovation émanant des autres acteurs".