Vente de bière dans les stades : le président des Verts prône une généralisation

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Bernard Caiazzo, président des Verts, a plaidé pour l'autorisation de la vente de bière dans les enceintes sportives, malgré la loi Evin. 

INTERVIEW

Grande première en finale de la Coupe de la Ligue. De la bière alcoolisée sera vendue lors de la rencontre entre le PSG et Lille, samedi soir au Stade de France. La LFP (ligue de football professionnelle), à l'origine de l'initiative, a ainsi obtenu une dérogation pour l'évènement. Car la vente et consommation d'alcool dans les enceintes sportives est interdite, sauf dérogation, en vertu de la loi Evin. 

Bernard Caiazzo, le président de l'AS Saint-Etienne et du syndicat Première Ligue (syndicat patronal représentant les clubs professionnel de football français), plaide lui pour une généralisation de la vente de bière. "Au Stade de France, on pourra vendre de la bière pour la finale de la Coupe de la Ligue, samedi soir. Pourquoi ne pas le généraliser, le sport français le demande", a déclaré le patron des Verts.


Mise à jour 17h : La LFP a annoncé dans un communiqué que la vente de bière ne serait finalement pas autorisée samedi soir pour la rencontre PSG-Lille. La mairie de Saint-Denis a expliqué que la décision avait été prise "par erreur à la suite d’un manque d’attention dans le fonctionnement administratif."

"C'est autorisé chez nos concurrents étrangers." Bernard Caiazzo a poursuivi son argumentaire en mettant en avant les différences de législation, pénalisantes selon lui, par rapport aux autres pays européens. "C'est autorisé chez nos concurrents étrangers : allemands, anglais, espagnols et italiens. Nous sommes dans une compétition européenne, donc nous ne sommes pas au même niveau", a-t-il estimé.

Le président des Verts a également mis en avant le manque à gagner causé par cette interdiction. "Dans le rugby, c'est autorisé. Pour le match Toulon-Toulouse à Marseille, il y a eu pour 200.000 euros de ventes de bière", a soutenu Bernard Caiazzo.

"On traite différemment qu'on soit riche ou pauvre." "Dans les loges, on vend de l'alcool. Or, dans les tribunes populaires, on ne peut pas. Donc on traite différemment en fonction qu'on soit riche ou pauvre", a conclu le président des Verts.