Un Niçois suicidaire sauvé par la mobilisation des internautes

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Un Niçois suicidaire sauvé par la mobilisation des internautes
Le message de Julien a notamment été entendu par le journaliste et animateur Samuel Etienne, qui a immédiatement fait appel à sa communauté de followers.@ Capture d'écran Twitter
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Julien, un Niçois d'une trentaine d'années, a annoncé vendredi soir sur Twitter son intention de mettre fin à ses jours. La mobilisation des internautes a permis d'alerter les secours à temps.

LA BELLE HISTOIRE

"Cher Twitter. Cette fois j'ai décidé d'en finir. Je vais prendre assez de cachets pour m'endormir pour toujours. Adieu à tous". Comme une bouteille à la mer, vendredi soir, à 21h42, Julien poste un tweet où il annonce son intention de mettre fin à ses jours. Son cri de détresse est entendu par plusieurs centaines d'internautes, dont le journaliste et animateur Samuel Etienne. Grâce à leur mobilisation, le Niçois a finalement pu être sauvé.



Samuel Etienne décide d'agir. "J'ai vu passer ce tweet un peu par hasard, entre deux articles sur la présidentielle. Le message de Julien était explicite et alarmant", raconte Samuel Etienne à Europe1.fr. Le journaliste, aux commandes de la petite matinale d'Europe 1 de 5 heures à 6h30, décide alors de le contacter par message privé. Mais le jeune homme ne répond pas. 





Élan de solidarité. C'est alors toute la communauté des twittos qui décide de se mobiliser afin de localiser Julien, alerter les secours et prévenir ses proches. Un autre journaliste, Guy Birenbaum, appelle lui-même le président de Twitter France pour signaler le profil du Niçois en détresse. Et cet élan de mobilisation paye : son adresse retrouvée, les pompiers sont rapidement dépêchés sur place.





Nouvelles rassurantes. Julien, qui avait déjà fait une tentative de suicide en août 2016, est alors pris en charge et transféré à l'hôpital Pasteur, où il s'est finalement réveillé samedi matin.





"Sans Twitter, il y serait sûrement resté", admet d'ailleurs Samuel Etienne, qui refuse de se voir attribuer le rôle de sauveur. "Je n'ai fait partie que d'une chaîne de mobilisation. On était plein". Une preuve, pour beaucoup, que le réseau social n'est pas uniquement voué à propager des messages de haine et d'insultes, mais qu'il peut aussi parfois servir à sauver des vies.