Europcar a gagné son Tour

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Europcar a gagné son Tour
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CYCLISME - La société de location de véhicules va profiter des succès de Voeckler et Rolland.

Jean-René Bernaudeau a eu raison de se battre pour sauver son team. Et la société Europcar a eu raison de lui faire confiance. Les résultats obtenus sur le dernier Tour de France sont venus combler plus que de raison l'entreprise de location de véhicules, qui a fait le choix en fin d'année dernière de prendre la suite de Bbox Bouygues Telecom, sur le départ après six ans de partenariat. Une victoire d'étape, à l'Alpe-d'Huez, un maillot blanc sur les Champs et dix jours avec le Maillot Jaune : un carton plein.

"Le résultat est inespéré", confie Marine Boulot, directrice de la communication du groupe Europcar, qui n'oublie pas de souligner que c'est l'année 2011 dans son ensemble qui a été une réussite. Car avant le Tour, le team Europcar avait déjà signé vingt victoires, dont deux sur Paris-Nice, avec Thomas Voeckler, et une sur le Dauphiné, avec Christophe Kern. "Il y a deux raisons principales à notre engagement dans le cyclisme : obtenir un gain de notoriété pour la marque et développer un projet fédérateur pour tous les salariés." Avec la défense du maillot jaune par Thomas Voeckler et la quête du blanc par Pierre Rolland, les collaborateurs se sont offert un "belle histoire" et la marque une visibilité incroyable, le Tour étant l'épreuve de référence du calendrier de l'année cycliste.

Une prise de risques payante

"Nous n'avons pas encore de chiffres précis sur les retombées. Il faudra attendre encore quelques jours, voire quelques semaines. Mais nous avons déjà constaté des chiffres de fréquentation anormalement hauts sur nos sites de réservation". Logique, serait-on tenté de dire. Car à la différence d'un sponsor maillot pour le football ou le rugby par exemple, le sponsor principal d'un team cycliste devient le nom de l'équipe lui-même. Cela comporte des risques (qui dissocie aujourd'hui la marque de montres Festina de l'équipe cycliste exclue pour dopage en 1998 ?) et cela a un coût, estimé à 5 millions d'euros par an dans le cas présent (Europcar s'est engagé pour trois ans).

Mais quand ça veut bien sourire, c'est citations sur citations, aussi bien dans la presse nationale qu'internationale. Et l'international est un enjeu majeur pour les sponsors, et Europcar ne fait pas exception. La saison prochaine, la société française aimerait ainsi élargir son rayonnement en dehors des frontières de l'Hexagone avec, pourquoi pas, une participation de son équipe au Giro ou/et à la Vuelta, ce qui ne fut pas le cas cette année en raison du statut de l'équipe (Continental Pro, 2e niveau mondial). Et dans cette quête de visibilité à l'étranger, Marine Boulot n'oublie pas de préciser que l'an prochain, le grand départ du Tour sera donné depuis Liège, en Belgique...