Tour de France : cinq choses à retenir de la 6e étape entre Brest et Mûr-de-Bretagne

© Marco BERTORELLO / AFP
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L’Irlandais Dan Martin l’a emporté jeudi à Mûr-de-Bretagne, se montrant le meilleur des puncheurs. Romain Bardet, victime d’un incident mécanique, a lâché de précieuses secondes. Van Avermaet reste en jaune.

Dan Martin a du punch à revendre, et il l’a montré jeudi lors de la sixième étape du Tour de France. Le discret Irlandais, dont le nom ne revenait pas forcément au moment d’évoquer les favoris du jour pour l’arrivée à Mûr-de-Bretagne, a jailli devant tous les autres costauds pour s’imposer en solitaire, devant le Français Pierre Latour et l’Espagnol Alejandro Valverde. Greg Van Avermaet a été solide pour conserver le maillot jaune, alors que des favoris, dont Romain Bardet, ont perdu de précieuses secondes.

Le punch de Martin. Pour la victoire, le puncheur irlandais a attaqué à 1.200 mètres de la ligne. Il a précédé d'une seconde le Français Pierre Latour, parti à sa poursuite, et de trois secondes un petit groupe réglé par l'Espagnol Alejandro Valverde devant le Français Julian Alaphilippe. Dan Martin (31 ans), dont le palmarès est orné de deux "monuments" (Liège-Bastogne-Liège, Tour de Lombardie), a signé sa deuxième victoire d'étape dans le Tour, après Bagnères-de-Bigorre en 2013. L’an dernier, il avait tout de même terminé 6e du classement général. Un outsider dont on ne parle peut-être pas assez.

L’inquiétude pour Bardet. Sacrée malchance pour Romain Bardet. Le Français a cassé sa roue arrière à quatre kilomètres de l’arrivée. Son équipier Tony Gallopin lui a immédiatement donné son vélo, et le leader d’AG2R a pu très vite rentrer dans le peloton. Mais l’effort consenti pour cela, et le fait que Bardet n’avait pas sa monture habituelle, réglée à son gabarit, ont fait qu’il a coincé dans la montée. Pour perdre au final une trentaine de secondes qu’il sera difficile de rattraper.

Tom Dumoulin, le grand perdant du jour. Il n’y a pas de bon moment pour une crevaison, mais il y en a de mauvais. Voire de très mauvais. Tom Dumoulin peut en témoigner, lui qui a crevé à 5 kilomètres de l’arrivée, alors que le peloton roulait très fort. Résultat, le Néerlandais, l’un des plus sérieux outsiders pour la victoire finale, a perdu au final 51 secondes sur la tête de course. Un écart qu’il pourrait payer cher au final.

Le coup de bordure des Quick Step. Dans cette étape (181 km), l'équipe Quick-Step a provoqué une bordure à plus de 100 kilomètres de l'arrivée en utilisant le vent de côté. Plusieurs leaders d'équipes (Nibali, Quintana, Barguil, Zakarin, D. Martin, Fuglsang) ont été piégés mais ont pu revenir après une dizaine de kilomètres. En revanche, l'équipe du Slovène Primoz Roglic, Lotto NL-Jumbo ,qui était relégué dans un troisième groupe, a dû mener la poursuite sur une vingtaine de kilomètres supplémentaires.

L’échappée (vaine) du jour. C’est devenu une habitude et, pour tout dire, c’est devenu un peu lassant. Comme lors des étapes précédentes, l’échappée du jour est partie dès le premier kilomètre, avec cinq hommes, dont quatre Français. Le peloton a laissé faire, puis s’est mis en branle, et a avalé les fuyards dans les 20 derniers kilomètres. Un scénario qui nuit au spectacle.Les classements

  • Les classements :

1. Greg Van Avermaet (BEL/BMC) 22h35’46’’.
2. Geraint Thomas (GBR/SKY) à 3’’
3. Tejay Van Garderen (USA/BMC) à 5’’
4. Julian Alaphilippe (FRA/QST) à 6’’
5. Philippe Gilbert (BEL/QST) à 12’’

14. Christopher Froome (GBR/SKY) à 1’02’’

23. Romain Bardet (FRA/AGR) à 1’45’’

Maillot vert : Peter Sagan (SVK/BOR) 199 pts
Maillot à pois : Toms Skujins (LAT/TRE) 6 pts
Jeunes (général) : Soren Kragh Andersen (DAN/SUN)