Tour de France : Chris Froome se défend dans une tribune aux Français

Chris Froome 1280
Chris Froome revient sur les méandres de son contrôle antidopage anormal. © Philippe LOPEZ / AFP
  • Copié
, modifié à
Le quadruple vainqueur du Tour de France, blanchi par l'UCI après son contrôle antidopage anormal mais hué lors de la présentation des équipes, s'adresse aux Français dans une tribune au Monde.

Chris Froome montre patte blanche. Le quadruple vainqueur du Tour de France, blanchi par l'Union cycliste internationale (UCI) dans la procédure antidopage à son encontre depuis son contrôle anormal au sulbutamol lors de la Vuelta en septembre, a tenu à s'adresser aux Français avant le grand départ samedi, à Noirmoutier. "J’adore ce sport, et je suis un passionné du Tour. Gagner n’importe quelle course par le mensonge serait pour moi une défaite personnelle. Je ne pourrai jamais me permettre cela", affirme Chris Froome, dans une tribune publiée par Le Monde vendredi.

Froome s'explique. Copieusement hué jeudi lors de la traditionnelle présentation des équipes avant le Tour de France, le Britannique se livre à un exercice d'éclaircissement auprès du public. Après avoir rappelé son attachement à l'épreuve - "Je suis fier de prendre le départ de ce Tour de France en tant que tenant du titre" -, Chris Froome revient sur les détails de la polémique. Il rappelle qu'il a été confronté à un contrôle anormal, et non à un résultat antidopage positif. Il affirme regretter également que la clause de confidentialité de son contrôle ait "malheureusement été violée" et d'avoir vu l'affaire se répandre en place publique. Qu'à cela ne tienne : il en refait le tour pour livrer les détails aux aficionados et aux néophytes.

Chris Froome assure comprendre les suspicions des amateurs de cyclisme vis-à-vis de son honnêteté et avoir même été le premier à douter. "Des tests antidopage anormalement élevés en raison d’un traitement de mon asthme lors du dernier Tour d’Espagne ont soulevé de légitimes questions, à commencer par moi", écrit-il dans Le Monde. "C’est extrêmement dur pour toute personne qui n’a rien fait de mal de voir son intégrité remise en question. Néanmoins, je suis réaliste, je connais l’histoire de notre sport – parfois agréable, parfois sombre – et je serai le dernier à me plaindre des excès de vigilance des acteurs de ce sport et du public."

"Créer la magie unique" du Tour. Alors qu'il se lance à la conquête d'un cinquième titre sur la Grande Boucle (il égalerait ainsi Merckx, Hinault, Indurain et Anquetil), le leader de l'équipe Sky veut oublier cette dernière année compliqué sur le plan extra-sportif. Selon lui, son blanchiment par l'UCI "a enfin permis de regarder vers l’avenir et surtout de tirer un trait définitif sur cette affaire de manière à me concentrer exclusivement sur le vélo et la course". "Le Grand Départ est l’une de mes journées préférées de l’année. Ce sont des moments où toute la France commence à créer la magie unique de cette course", conclut-il, sorte d'appel au respect et à la bonne tenue des spectateurs sur les bords de la route.