Top 14 : Bayonne relégué en Pro D2 après sa défaite face au Stade Français

Bayonne retourne en Pro D2, un an après son accession au Top 14.
Bayonne retourne en Pro D2, un an après son accession au Top 14. © Gaizka IROZ / AFP
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avec AFP
Un an après être remonté en Top 14, Bayonne retrouvera la Pro D2 la saison prochaine. La défaite contre le Stade Français officialise une descente prévisible.

Retour à la case Pro D2 pour Bayonne, un an après l'avoir quittée. Battu dans les grandes largeurs par le Stade Français (16-32) samedi à Jean-Dauger, l'Aviron est officiellement relégué en deuxième division, une descente qui semblait inéluctable en début de saison.

Surclassé par Paris. Avec 26 points au compteur à trois journées de la fin de la saison, il lui est désormais impossible mathématiquement de rattraper son retard sur le premier non-relégable provisoire, Toulouse (47 points), qui joue dimanche. Victorieux avec le bonus, les Parisiens, qui ont crucifié Bayonne avec quatre essais d'Hugo Bonneval (40e, 78e), de Sekou Macalou (46e) et de Waisea (59e), sont eux inarrêtables (trois victoires toutes compétitions confondues) depuis le projet contesté et rapidement abandonné de fusion avec le Racing 92, et peuvent désormais considérer qu'ils ont leur maintien en poche. Voire arracher miraculeusement une place de barragiste.

Relégable depuis la 5e journée. Si elle est désormais actée, la descente en Pro D2 de Bayonne, englué dans la zone de relégation depuis la 5e journée de championnat, se dessinait depuis des mois. Les Bayonnais se sont pourtant accrochés à un infime espoir après l'annonce de la fusion entre le Stade Français et le Racing 92 qui aurait pu permettre à la 13e place d'être synonyme de maintien. Avant de déchanter une fois ce projet de mariage abandonné, alors qu'ils avaient la veille trouvé la force de battre Bordeaux-Bègles (24-20 le 18 mars). 

Pas les armes pour lutter. Promus après leur victoire en finale d'accession face à Aurillac en juin dernier, les Basques avaient retrouvé le Top 14 cette saison après seulement un an passé dans son antichambre. Mais avec l'avant-dernier budget du championnat (près de 17 millions d'euros), l'Aviron ne disposait pas d'un effectif taillé pour lutter en Top 14, hormis ses cadres comme le capitaine et troisième ligne Jean Monribot, l'arrière argentin et buteur Martin Bustos Moyano, ou le centre Gabiriele Lovobalavu. Il avait pourtant bien entamé la saison avec un succès de prestige à domicile face à Toulon (28-23). Avant d'enchaîner neuf matches sans victoire, une série noire dont il ne se remettra jamais.