"Toilettes bloquées", "coulées d'eau dans les chambres" : le village olympique de Rio boudé par les équipes

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"Toilettes bloquées", "coulées d'eau dans les chambres" : le village olympique de Rio boudé par les équipes
Le reflet de l'un des 31 immeubles du village olympique.@ AFP
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À quelques jours du coup d'envoi des Jeux de Rio, le Village olympique, qui doit héberger les athlètes durant les quinze jours de compétitions, n'est pas prêt.  

Officiellement inauguré dimanche, jour où le dispositif sécuritaire des JO 2016 entrait en action, le Village olympique de Rio était déjà boudé par certaines équipes. La raison ? Les lieux ne seraient pas du tout prêt. 

L'Australie et le Brésil ne veulent pas poser leurs bagages. "Le village n'est tout simplement pas sûr et pas prêt": la délégation australienne a jeté un pavé dans la mare dimanche matin, en évoquant des "toilettes bloquées" ou "de l'eau qui coule du plafond et fait des flaques près de câbles et de fils": bref, que les finitions n'étaient pas finies... Et lors d'un test samedi soir, "de l'eau a coulé le long des murs, il y avait une forte odeur de gaz dans certains appartements et un court-circuit électrique", a précisé la chef de la délégation australienne, Kitty Chiller, dans son communiqué. "Notre bâtiment n'est pas habitable", a-t-elle martelé plus tard devant la presse à l'extérieur du Village, en disant "envier" les délégations qui pourraient emménager sans problème.

Un chantier titanesque. Si les problèmes de finitions ont empêché certaines délégations présentes aux Jeux de s'installer dans le village le jour de son inauguration, c'est aussi en raison de l'énorme chantier de construction. Situé dans le quartier très américanisé de Barra à l'Ouest de Rio, ce sont 31 immeubles flambants neufs qui sont sortis de terre. Plus de 3.600 appartements spacieux avec cuisine et salle de bain, 19.000 lits au total en face de la mer. Côté français, rien n'a empêché l'installation même si de légers retards sont à noter. Toutefois, d'après Philippe Graille, Directeur Technique National du Canoë Kayak Français, personne n'est inquiet : "On a encore vu des peintres venir quand on s'est installé. On s'attendait à arriver dans un pays en difficulté mais on sent que l'organisation fait son maximum pour accueillir les pays dans les meilleures conditions". 

Les derniers ajustements vont encore prendre "deux à trois jours" selon le maire de Rio. "S'il faut, on mettra un Kangourou pour que les Australiens se sentent à l'aise", a-t-il ironisé.