Sébastien Josse : "Avant de gagner le Vendée Globe, il faut le finir"

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À deux jours du départ, le skipper d'Edmond de Rothschild est considéré comme l'un des favoris. Cette année, il sera aux commandes de l'un des sept "foilers" engagés dans la course.

INTERVIEW

Vingt-neuf skippers, dix nationalités différentes, et 40.000 kilomètres à parcourir. La 8e édition du Vendée Globe partira dimanche des Sables-d'Olonne. Sébastien Josse, 41 ans, fait partie des favoris.

"Ni excité, ni angoissé". Sur Europe 1, le skipper ne se dit pourtant "ni excité, ni angoissé". "J’ai envie de partir, maintenant il faut vivre chaque instant comme il se présente", confie-t-il, à deux jours du départ.

Entendu sur Europe 1
Les foils ? Dans les années à venir, ce sera incontournable.

Une course complètement foils ? Pour son troisième Vendée Globe, il sera aux commandes d’Edmond de Rothschild, un monocoque Imoca, long de 18,28 m, entièrement pensé pour la course, rien que la course. Son bateau est l'un des sept "foilers" engagés cette année. Les foils, sortes de bras plongés dans l'eau et qui permettent aux monocoques de s’élever au-dessus des flots, pourraient bien être l'arme fatale de cette édition 2016-2017. C’est en tout cas l’avis de Sébastien Josse. "Je suis persuadé que c’est une révolution et que dans les années à venir, ce sera incontournable. Après, c’est une technologie qui est toute nouvelle. Cela fait moins d’un an que ça a touché l’eau. Il y a beaucoup de questions en termes de fragilité, mais on a pu voir sur les quatre dernières transatlantiques, ce sont des bateaux à foils qui ont gagné. Certains ont cassé, d’autres non. Il faut que le Vendée Globe se déroule et on verra si un bateau à foil gagnera."

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© CORINNE BOULLOUD/EUROPE 1


"Une course marathon". Mais, prévient Josse, "avant de gagner le Vendée Globe, il faut le finir. Et pour le finir, il faut savoir naviguer comme un bon marin", ajoute-t-il. Ce tour du monde en solitaire et sans escale est en effet l'une des courses les plus exigeantes. En moyenne, un skipper sur deux abandonne. "En 2008, j’ai malheureusement fait partie du mauvais côté", se souvient le Niçois d'origine. "Ce sont les aléas du Vendée Globe. Après, on essaye de les gérer du mieux possible, de ne pas prendre de risque trop fou et se dire que c’est une course marathon". Un marathon océanique de deux mois et demi, certes, mais désormais disputé au rythme d'une Solitaire du Figaro.