Saint-Valentin : cinq raisons d'aimer quand même… la Ligue 1

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Saint-Valentin : cinq raisons d'aimer quand même… la Ligue 1
Un vrai petit ange, ce Di Maria. @ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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DECLARATION - Décrié, malmené, pointé du doigt, le championnat de France a du mal à trouver les faveurs des amoureux du foot. Mais, au fond, on l'aime quand même. Et voilà pourquoi. 

Un amour inavouable, presque honteux. Difficile de déclarer sa flamme à la Ligue 1, en cette saison sans suspense et sans frissons, écrasée par le tyran parisien. L'espoir d'une idylle durable était pourtant née l'an dernier, après les promesses d'un OM relooké par le "Don Juan" Marcelo Bielsa, la beauté rafraîchissante de la jeunesse lyonnaise et l'irrésistible attraction exercée par le PSG. Mais cette folle passion n'aura duré que le temps d'une petite année, s'évanouissant dans la chaleur de l'été. Notre cœur saigne en regardant ce Marseille brisé, ce Lyon désabusé, loin de son insouciance passée, ou cet AS Monaco d'une infinie tristesse. Pourtant, en ce jour de Saint-Valentin, Europe 1 a trouvé cinq raisons d'aimer, malgré tout, notre chère et tendre Ligue 1.

Pour Hatem Ben Arfa. Après des années d'éloignement, l'ancien prodige de l'Olympique Lyonnais est revenu en Ligue 1, à Nice, et a ravivé notre flamme. Son déhanché, son coup de rein, son imprévisibilité : tout nous plaît en Hatem Ben Arfa. Comment ne pas aimer un tel joueur ? Il suffit de regarder son but de folie contre Caen, pour fondre immédiatement pour ce joueur à la technique douce, soyeuse et raffinée, si rare dans notre championnat de France. Malheureusement, notre plaisir est gâché. Blessé aux ischio-jambiers contre Monaco la semaine dernière, Ben Arfa sera absent quatre à cinq semaines. Reviens vite, Hatem.

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Pour les nouveaux stades (même si ils ne sont jamais remplis). Oubliez, la Ligue 1 de papa et maman. Notre championnat de France adoré s'est fait beau pour accueillir sa promise, l'Euro 2016, l'été prochain. Les anciennes bâtisses décrépies ont laissé place à des enceintes brillantes, propres et confortables. Le nouveau Vélodrome, le nouveau Geoffroy-Guichard, le Parc OL ou le Matmut Atlantique sont des régals pour les yeux. Qu'importe que ces nouveaux stades soient souvent à moitié vide : la Ligue 1 a enfin les habits de lumière qu'elle mérite.

Pour le suspense insoutenable du podium. Les blasés diront que tout est joué dès le mois de février. Oui, le PSG a 24 points d'avance sur Monaco, son dauphin. Mais quel championnat peut se targuer d'avoir neuf équipes qui luttent pour la troisième place ? La sublime Premier League pourrait-elle permettre à un Bordeaux aussi mal en point de n'être qu'à six points de la troisième place ? La Liga laisserait-t-elle l'OM rêver d'une place au grand bal de la Ligue des champions, alors qu'il ne gagne plus au Vélodrome depuis septembre ? Non, non, et non. Alors, nous on vous le dit : la Ligue 1 n'est pas une fille facile. Elle se mérite.

Pour soutenir Troyes dans sa saison galère. Troyes en Ligue 1, c'est l'histoire d'un fantasme, d'un amour impossible. Un petit bonhomme, des étoiles plein les yeux, rêvait d'emmener sa belle dans un beau carrosse, avant de lui offrir une soirée inoubliable. Mais pour l'ESTAC, la déception est cruelle. Une seule misérable victoire en 25 journées, 16 points de retard sur le premier non-relégable, déjà deux entraîneurs licenciés : l'espoir s'est évanoui dans l'Aube. Cœur sur vous, les Troyens, nous, on vous soutient.  

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L'amour est irrationnel. Pardonnez le ton sarcastique de cette piètre lettre d'amour. Mais vous l'avez compris : la Ligue 1, on l'aime, même si on ne sait pas vraiment pourquoi. En y réfléchissant, pourquoi s'infliger un Marseille-Guingamp, un Rennes - Saint-Etienne ou un Toulouse-Bordeaux ? Tout nous pousse à nous jeter dans les bras des belles européennes, la pulpeuse Liga, la séduisante Premier League, la passionnée Serie A et la sublime Bundesliga. Mais vous connaissez l'adage : parfois, "le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point".