Rugby - Top 14 : commotions cérébrales, JIFF et relégation, les nouveautés de la saison 2017-2018

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La nouvelle saison de Top 14 s'accompagne de règles plus strictes concernant les joueurs issus de la formation (JIFF) et le traitement des commotions cérébrales.

La saison 2017-2018 du Top 14 qui s'ouvre samedi sera marquée par un durcissement des règles concernant les JIFF (Joueurs issus des filières de formation), la possibilité de sanctions en cas de mauvaise protection des clubs pour les joueurs affectés par une commotion cérébrale et le passage de deux à une relégation automatique en Pro D2. 

  • La Ligue sort la boite à JIFF

La Ligue nationale de rugby (LNR) a ajouté une couche coercitive à son dispositif JIFF, dans le but d'augmenter le temps de jeu des jeunes joueurs français et d'accélérer leur adaptation au haut niveau. Si les douze clubs déjà présents en Top 14 l'an passé devront toujours aligner en moyenne quatorze JIFF par feuille de match sur la saison régulière (douze pour les promus Agen et Oyonnax), ils s'exposent cette fois en cas de non respect à des sanctions : financières, mais surtout sportives, avec un retrait de deux à dix points pour commencer l'exercice 2018-2019.

L'autre volet de ce dispositif, né des travaux de la cellule technique mise en place après le fiasco du XV de France à la Coupe du monde 2015, est la limitation à seize du nombre de joueurs non JIFF (par effectif et hors clubs promus) autorisés à participer au championnat. Les jokers médicaux et surtout les joueurs non JIFF du centre de formation seront désormais intégrés dans ce calcul, mais pas les "joueurs additionnels" recrutés en remplacement des 45 internationaux du "Groupe France".

  • Suivi renforcé des commotions cérébrales

Plus d’une centaine de commotions cérébrales ont été recensées l'année dernière en Top 14, plus de trois par match en moyenne. Cela représente plus de 40% d’augmentation par rapport à il y a deux ans. En réaction, la nouvelle saison est marquée par le renforcement de la prévention des commotions cérébrales, une volonté de la LNR. S’ils ne protègent pas suffisamment les joueurs en les préservant et en assurant un suivi médical après les matches, les dirigeants des clubs seront financièrement sanctionnés, de 10 000 à 50 000 euros. La France est le seul pays du monde à le faire.

La situation inquiète aussi dans le rugby amateur. Les arbitres vont expérimenter cette saison en troisième division masculine et en première division féminine, le carton bleu, afin de sortir définitivement un joueur ou une joueuse, en cas de suspicion de commotion cérébrale.

  • L'élite se referme

Accès restreint. Pour, selon la LNR, diminuer la pression en Top 14 afin de favoriser le jeu offensif et la prise de risques, mais également sécuriser les investissements des clubs, seul le dernier sera désormais automatiquement relégué au printemps prochain. Le treizième disputera lui un barrage contre le finaliste malheureux de la Pro D2. Avec le désavantage du terrain mais un possible atout fraîcheur : il pourra potentiellement avoir préparé ce match quelques semaines en amont, alors que son adversaire devra se remobiliser physiquement et mentalement une semaine après son revers en finale.