Rugby : l'attente des clubs amateurs après l'attribution de la Coupe du monde 2023

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Les clubs de rugby amateurs ont perdu de nombreux licenciés au cours des dernières années. Ils espèrent inverser la tendance avec l'attribution de la Coupe du monde 2023.

"C'est la candidature du rugby amateur". C’est ainsi que le président de la Fédération Française de Rugby, Bernard Laporte, a salué la victoire de la candidature française pour organiser la coupe du monde 2023. Et le président de la fédération de promettre immédiatement que "les retombées économiques seront pour les clubs". Il faut dire que l’ovalie connaît une désaffection de ses licenciés. Rien que l’an dernier, les clubs de l’Hexagone ont perdu plus de 15.000 licenciés. 

"Les gens vont plus s'intéresser au rugby". Sur le terrain du Paris Université Club, le PUC, tout près du périphérique parisien, des pré-adolescents s’entraînent sous les projecteurs mercredi soir. Une banderole "Coupe du monde 2023" a été accrochée à un grillage et certains jeunes portent un maillot de l'équipe de France. "Y aura peut-être des joueurs du PUC qui joueront en 2023", sourit l'un d'entre eux. "Les gens vont plus s’intéresser au rugby et vont inscrire des enfants dans des clubs, ça va donner envie aux gens", renchérit un autre. 

10% d'inscrits en moins ces dernières années. Au cours des dernières années, le PUC a vu ses effectifs fondre. Dans sa section jeune, le club a perdu 10% d'inscrits. Comme partout en France, la concurrence du football et l'image de sport violent lui portent préjudice. "A Paris, on sait qu'on a des difficultés à avoir des terrains pour jouer et pour s'entraîner. On peut peut-être espérer avoir de nouveaux emplacements pour nous", explique Martial Guignebert, l'un des responsables du club. En raison de travaux, le PUC est en effet obligé de partager le terrain avec un club de football. Résultat : il faut régulièrement démonter les poteaux. "On échange régulièrement et les poteaux de rugby et les cages de football. Comme aujourd'hui on n'a pas justement les poteaux de rugby, nos buteurs ne peuvent pas s'entraîner. Parce que viser dans des cages de foot, ce n'est pas la même chose que de tenter un drop", poursuit-il.

Mais les clubs savent bien que l'organisation de la Coupe du monde ne fera pas tout. Il faudra également que les résultats de l'équipe de France suivent. Et sur ce point, les jeunes joueurs sont confiants !