Roland-Garros : le spectre du fiasco français

  • A
  • A
Roland-Garros : le spectre du fiasco français
@ REUTERS
Partagez sur :

BAROMÈTRE DES BLEUS - Tsonga, Gasquet, Monfils : les Français n’abordent pas Roland-Garros dans les meilleures conditions.

A trois jours du début des Internationaux de France de Roland-Garros (25 mai - 8 juin), les nouvelles ne sont pas franchement rassurantes dans le clan français. Entre les incertitudes qui planent sur les participations de Richard Gasquet et Benoît Paire, les résultats très moyens de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, la quinzaine s’annonce très nuageuse du côté de la porte d’Auteuil. Europe1.fr vous détaille l’état des forces des Français dans le tableau masculin.

Tsonga-2

© REUTERS

Tsonga reste la meilleure chance. Demi-finaliste l’an passé, le 14e joueur mondial espère "faire mieux" cette année. Mais peut-il raisonnablement viser une finale après un début de saison très poussif (une finale à Marseille et deux quarts à Dubaï et Monte-Carlo) ? "Il n’est pas loin de retrouver son meilleur niveau", juge son ancien entraîneur Eric Winogradsky, aujourd’hui responsable du haut niveau masculin à la Fédération française de tennis (FFT). "J’espère seulement qu’il aura un tirage au sort favorable pour qu’il ait un peu le temps d’installer son jeu dans les premiers tours". Et Cédric Pioline d'oser espérer : "s’il fait un bon match, il peut retrouver une dynamique intéressante".

Gasquet

© REUTERS

Gasquet, la grosse incertitude. Handicapé depuis plusieurs mois par une blessure au dos, Richard Gasquet n’est même pas sûr de pouvoir jouer. "Il donnera sa décision samedi", confie Eric Winogradsky. "Il s’entraîne normalement depuis une semaine mais sera-t-il capable de tenir un match en cinq sets ?" Le n°1 français aura donc que des ambitions très limitées après une si longue absence. D'autant qu'il n'a jamais excellé à Paris, où il n'a jamais dépassé les huitièmes de finale. Autre gros bémol : il n'a pas disputé le moindre match sur terre battue cette saison…

Monfils, la folie n’est jamais loin. Le n°24 mondial n'est pas beaucoup plus avancé que Gasquet. Il n'a plus joué depuis un mois, embêté par une blessure à la cheville droite. Il a tenté cette semaine de s'aligner à Nice mais s'est finalement retiré au dernier moment. Mais il est capable de faire des folies à Roland-Garros. L’année dernière, il a réussi à sortir Tomas Berdych au premier tour, sur une jambe. "J’espère que l’effet Roland-Garros va le booster un peu. Avec le public, l’ambiance, il peut faire de belles choses", promet Cédric Pioline au micro d’Europe 1.

Monfils

© REUTERS

Et pourquoi pas Simon ? Lui aussi a été enquiquiné par de nombreux pépins physiques durant ce début de saison. Une éclaircie est cependant apparue à Rome, où il a livré un match très solide au deuxième tour face à Rafael Nadal (défaite en trois manches). "Il a le potentiel pour arriver en deuxième semaine", assure Eric Winogradsky, responsable du haut niveau masculin à la FFT.

Jeremy-Chardy-930_scalewidth_630

© REUTERS

Chardy, Benneteau et Roger-Vasselin, des clients crédibles. Jérémy Chardy est peut-être le joueur tricolore le plus en forme en ce moment. Après avoir battu Roger Federer au Masters 1.000 de Rome la semaine dernière, il arrive dans de très bonnes conditions. "S’il joue comme à Rome, il peut vraiment faire quelque chose d’intéressant", estime Winogradsky. Même constat pour Julien Benneteau qui vient de remporter le tournoi challenger de Bordeaux et pour Edouard Roger-Vasselin, très régulier cette saison.

sur-le-meme-sujet-sujet_scalewidth_460

ROLAND-GARROS - Les qualifs : cet "autre tournoi"