Pourquoi on aime Maria Sharapova

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Pourquoi on aime Maria Sharapova
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ROLAND-GARROS - La Russe est l'une des favorites pour Roland-Garros. Et c'est notre favorite.

Maria Sharapova a remporté dimanche dernier le tournoi de Rome, l'un des plus gros tournois sur terre battue de la saison, en dominant en demi-finales la n°1 mondiale, la Danoise Caroline Wozniacki, puis en finale l'Australienne Samantha Stosur, finaliste l'an dernier à Roland-Garros. La Russe, dont la carrière a été régulièrement perturbée par les blessures, arrive cette année porte d'Auteuil en pleine possession de ses moyens. Et on est en ravi parce qu'à Europe1.fr, on aime beaucoup Maria Sharapova. On vous dit pourquoi.

Maria Sharapova, à Wimbledon 2004 (930x620)

© REUTERS

Parce qu'elle est belle mais pas seulement. Ne soyons pas hypocrite. Et avouons que le physique de Maria Sharapova est pour le moins avantageux. Grande, élancée, blonde, elle a très tôt été comparée à sa compatriote et aînée Anna Kournikova. Mais la comparaison s'arrête là. "Anna K" n'a remporté aucun tournoi dans sa carrière de tenniswoman, qui a tourné court (1995-2003). Maria, elle, en est déjà à 23 titres sur le circuit WTA, dont trois du Grand Chelem : Wimbledon en 2004, l'US Open en 2006 et l'Open d'Australie en 2008. Sur les quatre Majeurs, un seul manque donc à son palmarès : Roland-Garros, où elle n'a jamais fait mieux qu'une demi-finale, en 2007, contre Ana Ivanovic.

Maria Sharapova, cris (930x620)

© REUTERS

Parce qu'elle y met tout son cœur. Maria Sharapova, ce n'est pas qu'un beau physique, c'est aussi un bon physique. La Russe, malgré sa grande taille (1,88 m), se déplace particulièrement bien et lâche rarement un échange. Ses frappes de balle s'accompagnent de cris qui ont fait sa (mauvaise) réputation. Parfois un calvaire pour les oreilles, ces bruyantes manifestations trahissent une volonté à toute épreuve et transforment un simple match de tennis en l'équivalent d'un combat de boxe où tous les coups sont permis, y compris, donc, le bluff sonore. Il y a ceux qui détestent et il y a ceux, comme nous, qui trouvent que les petits cris stridents de "Masha", son surnom, ont un certain charme.

Maria Sharapova et son fameux coup droit (930x620)

© REUTERS

Parce qu'elle a un jeu attrayant. Face à une nouvelle génération de joueuses au jeu un brin trop stéréotypé, cette ancêtre de 24 ans (!) développe un tennis "début de siècle" plus risqué. Elle se défend sur toutes les balles mais elle ne défend pas systématiquement. Bien au contraire, son jeu est fondé sur une intensité et une agressivité de tous les instants, ce qui la conduit à faire beaucoup de fautes directes quand la réussite n'est pas au rendez-vous. Malgré un jeu clairement axé sur les attaques de fond du cours, elle ne rechigne pas non plus à monter à la volée pour clore l'échange. Une sorte de tennis total, qui rappelle celui de Monica Seles ou d'Andre Agassi, passés comme elle par l'académie de Nick Bolletieri.

Maria Sharapova, avec la Russie en Fed Cup (930x620)

© REUTERS

Parce qu'elle réconcilie Russie et Etats-Unis. Maria Sharapova a quitté la Russie pour la Floride à l'âge de 8 ans. De son Moscou natal, elle a conservé cet aspect beauté froide - elle est née en Sibérie, quand même -, voire distante, ce qui ne fait d'ailleurs pas d'elle la meilleure cliente pour les journalistes. Aux Etats-Unis, celle qui vit toujours aujourd'hui en Floride a acquis un vrai sens de l'organisation et de la communication. Sur sa page Facebook, peu de mots de travers mais des liens vers des photos, des vidéos et des références à ses campagnes pour ses sponsors de longue date, comme son équipementier ou une marque de montres. Sharapova, ou la rencontre de la sportive disciplinée et de la businesswoman avisée. Une femme moderne qui fait tourner aussi bien les balles que les têtes...