Marion en pleine communion

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Marion en pleine communion
@ MAX PPP
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ROLAND-GARROS - Marion Bartoli semble enfin avoir trouvé son public, porte d'Auteuil.

Marion Bartoli est la dernière représentante du tennis tricolore à Roland-Garros. Ce n'est pas une première. Il y a quatre ans déjà, l'actuelle n°1 française avait été la seule à se glisser en huitièmes de finale. Mais après la correction infligée par Jelena Jankovic (6-1, 6-1), la passion n'avait pas vraiment eu le temps d'émerger. C'est tout le contraire cette année.

En battant mardi la Russe Svetlana Kuznetsova, qui avait remporté Roland-Garros en 2009, Marion Bartoli signe, et de loin, sa meilleure performance porte d'Auteuil et son plus beau résultat en Grand Chelem depuis sa finale à Wimbledon en 2007. "C'est un moment exceptionnel, merci à vous", a expliqué la Française lors de sa sortie du court. La native du Puy-en-Velay a en effet bénéficié d'un soutien sans faille du court Suzanne-Lenglen.

"J'ai changé d'attitude"

Les clameurs qui ont accompagné son succès dans le jeu décisif du premier set ont été entendues jusque sur le central. Et, même quand son adversaire est revenue de 2-5 à 4-5 dans la deuxième manche, les spectateurs ne l'ont jamais lâchée. Sevré de match en raison du forfait de Fabio Fognini face à Novak Djokovic, le public du Lenglen s'est lâché à base d'"Allez Marion" ou de "Pour Marion, hip hip hourra". Mais il n'y a pas que les résultats qui expliquent cette nouvelle idylle.

Parfois considérée comme la mal-aimée du tennis français, marginalisée par son refus de participer à la Fed Cup, moquée aussi pour ses tics avant de jouer, Marion Bartoli fait aujourd'hui des efforts pour mieux communiquer. Plus souriante et plus affûtée, elle a, de son propre aveu, "changer d'attitude".

"J'ai beaucoup plus confiance en moi que les autres années", a confié la Tricolore, toujours très proche de son entraîneur de père. "Avant, j'arrivais ici avec peu de confiance car j'avais gagné très peu de matches. Je subissais beaucoup plus le tournoi en me disant que ça allait être terrible, que j'allais perdre très, très vite et en prendre plein la figure. Et cette année, je suis arrivée à atteindre la finale à Strasbourg avant d'être ici et cela m'a énormément aidée pour ma confiance." La peur a laissé place à l'envie. Et de l'envie, il lui en faudra beaucoup, jeudi, en demi-finales, face à Francesca Schiavone. Avec l'espoir, au bout, d'être la première Française en finale depuis Mary Pierce, vainqueur en 2000.