Federer fait chuter Djokovic

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Federer fait chuter Djokovic
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ROLAND EN UN CLIC - Le Suisse a battu avec brio le n°2 mondial, qui était invaincu en 2011.

Federer l'a fait. Il en avait les moyens.Et il l'a fait. Roger Federer a mis fin à la série de 41 victoires consécutives en 2011 de Novak Djokovic. Le Suisse a entamé cette demi-finale pied au plancher en réalisant le break d'entrée. Mais le Serbe, bien que visiblement très contracté, réussit à revenir. Le premier set, "monstrueux" de l'avis même de Federer, s'acheva au jeu décisif, au profit du Suisse. Le match tourna alors en sa faveur. Dans la deuxième manche, le N°3 mondial s'échappa rapidement : 6-3. Mais le "Djoker" n'est pas du genre à rendre les armes : 6-3 pour lui dans le troisième. La quatrième manche est très tendue et se termina, elle aussi, au jeu décisif. Federer conclut l'affaire sur un ace. Le plus grand a encore frappé. A lire : Federer dégomme l'invincible

Novak Djokovic, face à Federer (930x620)

© REUTERS

Djokovic, la fin de série. Battu par Federer, Djokovic échoue à une victoire du record de John McEnroe, qui était de 42 victoires consécutives. Le Serbe n'est pas assuré, non plus, d'être n°1 mondial, lundi. Cette place sera conservée, pour un temps au moins, par Rafael Nadal, s'il remporte le tournoi.

Le central supporter de Federer. On a frôlé l'ambiance de Coupe Davis vendredi, avec un court Philippe-Chatrier qui avait pris fait et cause pour le Suisse dès l'annonce des joueurs. Les "Roger ! Roger !" sont régulièrement montés des gradins. Par deux fois, en fin de premier set et à 6-5 dans le quatrième et dernier set, les spectateurs du central se sont même levés pour saluer la performance, exceptionnelle, de l'ancien n°1 mondial. A la fin de la rencontre, Federer, interrogé à même le court, a salué le public en l'applaudissant à son tour.

Roger Federer, vainqueur de Djokovic (930x620)

© REUTERS

Deux tempéraments face à face. Djokovic-Federer, ce fut un choc de styles mais également de tempéraments. Dès le début de la rencontre, Novak Djokovic, qui n'avait plus joué depuis dimanche dernier, a paru nerveux. Après chaque point concédé, le Serbe se tournait vers son clan, se lamentant sur son sort ou s'irritant d'un coup manqué. A l'inverse, Federer a paru totalement maîtrisé son sujet. Calme et posé, le Suisse s'est sorti de quelques situations chaudes, en signant notamment un ace sur deuxième balle à 4-4, 30-30 dans le dernier set.

La quête du 17e face à Nadal. Roger Federer aura l'occasion, dimanche, d'ajouter un 17e titre du Grand Chelem à son palmarès. Il n'en a plus gagné depuis janvier 2010 et l'Open d'Australie. Il retrouvera en finale Rafael Nadal, qui l'a déjà battu par trois fois en finale de Roland-Garros (2006, 2007 et 2008). La seule fois où Federer a gagné, en 2009, il avait battu en finale le Suédois Robin Söderling. Il sera donc face à un nouveau défi dimanche, battre Nadal en finale à Roland, et l'empêcher ainsi de rejoindre Björn Borg, avec six titres porte d'Auteuil.

Rafael Nadal, vainqueur de Murray (930x620)

© REUTERS

Nadal royal. Comme face à Robin Söderling en demi-finales, Rafael Nadal a breaké dès le troisième jeu pour mener 2-1 contre Andy Murray dans la première demi-finale. Il s'est ensuite envolé (5-1) mais a concédé dans la foulée son service. Sans conséquence. Le Majorquin conclut l'affaire en un peu plus d'une heure (6-4). Le deuxième set suivit le même schéma. Faux rythme, public amorphe, conditions venteuses, break de Nadal, débreak de Murray, re-break de Nadal. Et la deuxième manche dans la poche. Mais Nadal ne survola pas pour autant les débats. Sur la rencontre, il concèda pas moins de... 18 balles de break. Mais l'Ecossais n'a réussi à n'en convertir que 3. Sur les points importants, comme ces balles de break sauvées à 4-3 dans la dernière manche, Nadal réussit des coups venus d'ailleurs. Ou plutôt de Manacor, encore. A lire :Nadal à la fête

Une finale en cadeau. Comme tous les ans (sauf 2009), Rafael Nadal a fêté son anniversaire à Roland-Garros. Mais évidemment, celui-ci, le 25e, a pris une saveur particulière. Car, cette fois, il était sur le court et il s'est qualifié pour la finale. "Ce fut un match difficile et je suis content d'avoir pu le gagner", a expliqué l'Espagnol au micro. Ce sera dimanche sa douzième finale en Grand Chelem, soit autant que des joueurs comme Stefan Edberg, John McEnroe et Mats Wilander.

Nadal comme à la maison. Rafael Nadal va disputer sa sixième finale à Roland-Garros en sept éditions. Ses cinq premières finales, Nadal les a toutes gagnées, sans jamais même être poussé en cinq sets. Robin Söderling reste le seul joueur à l'avoir battu porte d'Auteuil, en 2009, en huitièmes de finale. Côté statistiques, Nadal en est à 44 victoires pour une seule défaite à Roland-Garros, un bilan exceptionnel qu'il tentera donc d'agrémenter d'un sixième titre, dimanche.

Andy Murray, face à Nadal (930x620)

© REUTERS

Murray et le désert britannique. Des quatre demi-finalistes, Andy Murray était le seul à ne pas avoir remporté un tournoi du Grand Chelem. Ce ne sera pas encore pour ce Roland-Garros. L'Ecossais, qui a connu un tournoi agité (blessure à une cheville, dent cassée,...), peut désormais se tourner vers Wimbledon, "son" tournoi, où il reste sur deux échecs en demi-finales. Visiblement pressé de quitter Paris et la terre battue, le 4e joueur mondial a pris l'Eurostar dès vendredi soir.

Salma Hayek et François-Henri Pinault (930x620)

© REUTERS

Du gratin dans les gradins. Evidemment, le carré magique de vendredi - les quatre meilleurs joueurs du monde sur le terrain - a attiré du beau monde autour du court Philippe-Chatrier. On a ainsi pu apercevoir, en vrac : Mary Pierce, Jim Courier, Manu Katché, Robert Charlebois, Lionel Jospin, Goran Ivanisevic, Michel Drucker, Jean-Loup Dabadie, Jean Rochefort, Ptrick Bruel, François-Henri Pinault et son épouse, Salma Hayek.