PSG : une partie des supporters privée du match du titre

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PSG : une partie des supporters privée du match du titre
@ Boris HORVAT/AFP
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Le PSG, qui peut être sacré samedi soir à Montpellier, devra se passer d’une frange de ses fans, interdits de déplacement par un arrêté préfectoral.

Le sacre attendu du PSG, samedi soir à Montpellier, pourrait bien se dérouler devant seulement quelques centaines de supporters parisiens. Un arrêté du préfet de l’Hérault limite en effet le déplacement des fans du club de la capitale. Seuls les supporters ayant achetés des places pour cette rencontre sur le site officiel du PSG pourront se rendre dans le secteur visiteurs du stade de la Mosson pour voir évoluer Zlatan Ibrahimovic et ses coéquipiers. Les fans sans billets ou les anciens membres d’associations de supporters se verront eux interdire l’accès à l’enceinte de 16h à minuit.

Interdiction pour les anciens membres d’associations dissoutes. "Il est interdit à toute personne se prévalant de la qualité de supporters du club du Paris Saint-Germain ou se comportant comme tel, alors qu’elle est démunie d’un billet, ainsi qu’à toute personne ayant appartenu à une association de supporters dissoute du Paris Saint-Germain" de se rendre au stade, précise l’arrêté préfectoral. Le PSG, à qui il ne manque qu’un point pour être sacré champion de France pour la troisième saison consécutive, devrait bénéficier du soutien de quelques centaines de supporters.

Le fichier "Stade" suspendu. Les dirigeants actuels et les fans historiques du club parisien sont en froid depuis plusieurs années désormais. Le fichier "Stade", enregistrant les données personnelles des supporters du PSG, a même été créé pour prévenir tout trouble à l’ordre public, malgré les critiques d’associations de supporters et de la Ligue des droits de l’Homme. Mais le Conseil d’État a décidé mercredi de suspendre temporairement son application. La plus haute juridiction administrative a ainsi estimé qu’il existait un "doute sérieux sur la légalité de l’arrêté du ministre de l’Intérieur autorisant ce fichier". Le Conseil d’État devrait rendre une décision définitive d’ici quelques mois.