Présidence de la LFP : "on était là pour apaiser", explique Raymond Domenech

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L’ancien sélectionneur des Bleus s’est expliqué sur sa candidature initiale – mais finalement rejetée – à la présidence de la Ligue de football professionnel (LFP).

INTERVIEW

Au micro d’Europe 1, Raymond Domenech a justifié sa candidature à la présidence de la Ligue professionnelle de football. Pour l’ancien coach de l’équipe de France et représentant du syndicat des entraîneurs (UNECATEF), il s’agissait "d’apaiser, d’apporter la paix et la concorde" dans l’instance dirigeante du football français, victime d'une crise de gouvernance depuis plus d'un mois.

Entendu sur Europe 1
 On n’était pas là pour envenimer les choses

Initialement proposée par le conseil d’administration récemment constitué de la LFP, la candidature de Raymond Domenech à la présidence de l’association a ensuite été rejetée lors du premier tour de l’assemblée générale élective, ce qui a conduit l’entraîneur français à retirer sa candidature pour laisser place à celle, plus consensuelle, de Nathalie Boy de la Tour. C’est donc celle-ci qui a été élue à la tête de la LFP, devenant ainsi la première femme atteignant cette fonction.

"Tout ce qu’il se passe en ce moment, ce sont des querelles internes entre dirigeants", a expliqué Raymond Domenech au micro d’Europe 1. "On n’était pas là pour envenimer les choses, mais pour apaiser, pour apporter la paix et la concorde, pour dire : 'Essayons de trouver un équilibre pour avancer tous ensemble'."

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Elle va apporter cette paix, cette sérénité dont tout le monde a besoin

Par ces "querelles internes", Raymond Domenech a notamment fait référence aux divisions entre les clubs de Ligue 1 quant à la répartition des droits télévisés, qui avaient conduit à un premier échec, le 5 octobre dernier, pour élire le successeur de Frédéric Thiriez, démissionnaire en avril après 14 ans de présidence.

La figure consensuelle de Nathalie Boy de la Tour, déléguée générale de la "FondaCtion du Football" – un organe dont le but "est de promouvoir une vision citoyenne du football" –, a reçu le soutien de nombreuses personnalités du football à l’issue de son élection, parmi lesquelles le président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, le président de la Fédération français de football Noël Le Graët ainsi que Raymond Domenech lui-même, qui s’est avoué "heureux que ce soit Nathalie, car c’est quelqu’un qui travaille bien, qui a plein d’idées." Avant d’ajouter : "Elle va apporter cette paix, cette sérénité dont tout le monde a besoin."