Voeckler, la présidentielle à coeur
Thomas Voeckler, ici lors de la présentation de l'équipe Europcar, aime la politique. © MAXPPP

CYCLISME - Le héros du dernier Tour de France, 4e du classement final, se pique de politique.

L'été dernier, Thomas Voeckler a passionné la France entière. Porteur du Maillot Jaune pendant dix jours, quatrième du classement final du Tour, il avait réconcilié une partie du public avec le cyclisme. A l'aube de cette nouvelle saison, le leader de l'équipe Europcar n'a pourtant pas que la petite reine en tête. Il est aussi un passionné de la chose politique. Dans un entretien publié vendredi par l'AFP, l'Alsacien évoque l'élection présidentielle à venir et les obligations du chef de l'Etat.

"Il ne doit pas vendre du rêve"

"Je pense qu'il ne doit surtout pas promettre la lune", considère Voeckler. "Il ne doit pas vendre du rêve, mais rester cohérent, ça me semble fondamental." Au fil de l'entretien, le champion de France 2010 dévoile également un intérêt certain pour l'économie. "Je dirais qu'il faudrait consolider d'abord les bases financières du pays, pour ne pas continuer à s'enfoncer (...) Cela fait des années que la dette publique s'accroît, que chaque nouveau-né en France a un monceau de dettes à rembourser, ce serait bien que ça change."

Et le 22 avril prochain, Voeckler entend bien faire entendre sa voix. "Je sais que le jour du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril, il y a de bonnes chances que je sois hors de France, pour courir Liège-Bastogne-Liège (classique qui se déroule en Belgique ndlr). Il me faudra donc prendre à l'avance mes dispositions pour pouvoir voter." Ce que le Vélo d'Or français 2011 ne dit pas, c'est pour qui il va voter...