On a testé les bonbons de Sharapova

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On a testé les bonbons de Sharapova
Maria Sharapova dispute Roland-Garros mais assure également la promotion de ses bonbons.@ REUTERS
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ROLAND-GARROS - La numéro deux mondiale est aussi vendeuse de bonbons...

sugarpova
Maria Sharapova est joueuse de tennis. N°2 mondiale, elle disputera mercredi les quarts de finale de Roland-Garros face à la Serbe Jelena Jankovic. Mais la grande Russe, 1,88 m, est aussi depuis l'année dernière vendeuse de bonbons. Elle a en effet lancé en août 2012 sa propre gamme de friandises qui porte le nom de Sugarpova, jolie trouvaille marketing qui renvoie à son patronyme et au terme anglais pour sucre, "sugar". Jusque-là disponible essentiellement aux Etats-Unis et sur Internet, certains paquets de la gamme sont désormais commercialisés en France. Le mercredi précédent l'ouverture du tournoi, Sharapova a ainsi présenté ses sucreries en grandes pompes (c'est le cas de la dire, puisqu'elle portait des Louboutin) chez Colette, magasin concept de luxe du 1er arrondissement de Paris. Ce n'est évidemment pas un hasard. La marque doit correspondre à l'image de la championne : élégante et raffinée.

La note d'intention que l'on retrouve sur le site est claire : "Sugarpova est une gamme de bonbons premium qui reflète le côté fun, mode et sucré de la sensation du tennis Maria Sharapova. Maria a créé sa propre entreprise pour offrir un morceau de luxe accessible, revisitant les classiques des bonbons avec sa propre signature." Accessible, oui et non, car il vous en coûtera quand même 5 euros pour un paquet qui contient environ 15-20 bonbons (ils sont vendus 5,99 dollars sur le site). La gamme est riche de 15 produits différents : flirty, quirky, cheeky…

Moins sucré, plus léger

Notre choix, importé il y a quelques semaines des Etats-Unis, s'est arrêté sur le "flirty" (pas besoin de traduire), actuellement en rupture de stock sur le site. Et, pour cause, il s'agit du "must have" : symbole de la marque, il est en forme de lèvres, censées représentées celles de Sharapova. Et alors, me direz-vous ? Le bonbon est formé de deux parties, avec un verso blanc et un recto gélifié. Moins sucré et plus léger que la plupart des bonbons du marché, il possède également ce côté légèrement acide que l'on retrouve dans énormément de sucreries aux Etats-Unis.

Maria Sharapova affiche, 930

© EUROPE 1

Et l'immense marché américain, c'est évidemment ce que vise Sharapova. Ses bonbons sont disponibles dans d'immenses chaînes, reconnues, comme Macy's, ou spécialisées, comme It'Sugar, véritables temples du sucre. Car il ne faut pas s'y tromper : ce n'est pas tant par son goût que le produit entend faire la différence mais bel (balle ?) et bien sur son apparence. Ainsi, Sharapova et ses équipes ont particulièrement soigné le design et le "toucher" des bonbons. La gamme "sporty" est ainsi bluffante : les bonbons ressemblent réellement à des balles de tennis. Dès lors, le concept peut se décliner à l'infini et, peu avant Roland-Garros, "Sharap" a dégaîné de nouvelles saveurs, dont la "Sporty pink", qui reprend le concept de la balle de tennis, mais en rose. C'est l'une des quatre saveurs disponibles actuellement chez Colette et qui, selon le magasin de la rue Saint-Honoré, "partent très vite"…

Evidemment, Sharapova, en bonne VRP de sa marque, s'appuie sur sa notoriété qui dépasse largement le cadre du tennis. Et elle le fait notamment sur son compte Twitter, qui compte 265.000 abonnés. Au premier jour de Roland-Garros, elle n'a ainsi pas insisté sur le fait qu'elle allait défendre son titre. Elle a d'abord annoncé qu'il y avait 20% de remise sur le site…



"Si je ne devais penser qu'à mon jeu et au tennis, je serais un peu déprimée", a-t-elle insisté en conférence de presse avant le début du tournoi. "Chacun a ses passions et ses centres d'intérêts. Ma marque de confiserie est très importante pour moi, j'y travaille depuis presque trois ans maintenant. C'est une belle leçon de vie. J'apprends de nouvelles choses tous les jours, des choses qui m'intéressent." Comme l'a rappelé joliment le quotidien USA Today dans un article en mars dernier, Sharapova n'a jamais voulu être une autre Kournikova, (belle) étoile filante du tennis féminin et future épouse d'Enrique Iglesias. En revanche, elle se verrait bien être une nouvelle Willy Wonka, fameux héros de Roald Dahl et de Charlie et la chocolaterie