Les cyclistes français vivent 6 ans de plus

  • A
  • A
Les cyclistes français vivent 6 ans de plus
Bonne nouvelle pour Thomas Voeckler, sa longévité est supérieure à la moyenne des Français !@ REUTERS
Partagez sur :

LONGÉVITÉ - Le coureurs du Tour de France vivent en moyenne 6 ans de plus que le commun des mortels.

Les cyclistes français du Tour de France vivent en moyenne 6 ans de plus que le commun des mortels du pays, malgré les affaires de dopage et les décès dramatiquement prématurés de Tom Simpson, Marco Pantani ou Laurent Fignon. Ces surprenants résultats sont issus d'une étude de longévité présentée mardi au congrès de la Société européenne de cardiologie qui se tient à Amsterdam jusqu'à mercredi. Cette étude porte sur les 786 cyclistes français engagés dans le Tour depuis sa reprise en 1947, après la fin de la dernière guerre mondiale.

Une longévité supérieure malgré le dopage

Tour-de-France
Sur la période étudiée (1947-2012) "la mortalité (toutes causes) de ces sportifs de haut niveau est de 41% plus faible que celle des autres hommes vivant en France", explique le Professeur Jean-François Toussaint de l'IRMES (Institut de recherche médicale sur le sport). "On s'est également penchés sur le dopage au cours du temps et, là aussi, il n'y a aucune différence de mortalité". Une petite nuance toutefois : pour la période la plus récente, au début des années 90, celle de l'entrée massive de l'EPO et de l'hormone de croissance, qui a débouché sur l'affaire Festina et les aveux de Lance Armstrong, "il n'y a pas assez de recul sur le long terme".

Les Français représentent 30% de tous les engagés dans le Tour, qui en ont au moins terminé un. 208 cyclistes (26% du total) étaient décédés au 1er septembre 2012, dont près des deux tiers de cause cancéreuse ou cardiovasculaire. Au total, la durée de vie de ces cyclistes est en moyenne de 6,3 ans de plus que celle de la population générale masculine.

Une bonne santé et pas de cigarette

"Cette augmentation de la durée de vie est valable pour toutes les tranches d'âge, sauf pour les moins de 30 ans qui ont la même mortalité que la population générale", en raison des risques traumatiques (accidents, chutes...)", indique le Professeur Toussaint.

Tour-de-France-2

Cette étude doit néanmoins être lu avec prudence, puisqu'elle s'est penché sur un échantillon particulier, une élite d'athlètes en bonne santé. Des explications sont à rechercher du côté des prédispositions génétiques, des relations désormais bien établies entre performance physique et durée de vie, des avantages sociétaux que les coureurs ont pu retirer par la suite ainsi que des modes de vie sains qu'ils ont pu maintenir après leur carrière. Ainsi, nombre d'entre eux poursuivent une pratique sportive longtemps après leur activité professionnelle et très peu fument.