Lavillenie, de la perche à la moto

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Lavillenie, de la perche à la moto
@ Capture d'écran Youtube / MotoRacingLive
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ATHLE - Le champion olympique de la perche participe cette semaine aux essais du Bol d'Or.

Les perchistes sont des athlètes à part, un peu excentriques et avec l'amour du risque. Renaud Lavillenie, champion olympique et d'Europe, en apporte une nouvelle fois la démonstration, cette semaine, en prenant le volant d'une moto Suzuki dans le cadre des essais du Bol d'Or, qui a lieu ce week-end sur le circuit de Nevers Magny-Cours.

"Faire de la moto, notamment après ce qui m'est arrivé à l'Euro à Göteborg (ou ses 6,07 m n'ont pas été validés), m'a permis de m'aérer", confie le perchiste tricolore  dans les colonnes du quotidien L'Equipe, mercredi. Lavillenie a effectué plusieurs jours de roulage sur le circuit de la Nièvre afin de mieux appréhender cet autre type de piste.



Lavillenie, qui n'a pas oublié d'apposer les anneaux olympiques sur sa combinaison, fait partie d'un team clermontois et roule sur une Suzuki GSXR 1000. Il doit participer aux essais libres, jeudi, à quelques essais de nuit ainsi qu'aux essais qualificatifs, vendredi. Mais il ne prendra pas le départ de la course. "Ça me botterait vraiment un jour, si j'en ai l'occasion. Mais je prends étape par étape. L'an passé, j'avais vécu le Bol d'Or comme chronométreur." Et, cette année donc, comme quatrième pilote officiel.

Un tour du circuit de Magny-Cours avec Lavillenie :

Lavillenie prend la moto entre deux perches. il était en stage à la Réunion la semaine dernière et s'envolera la semaine prochaine pour les Etats-Unis. Alors qu'il partira cet été en quête d'un premier titre de champion du monde en plein air, à Moscou, Lavillenie récuse le fait de prendre des risques inconsidérés au guidon.

"Vous savez, à ce jour, la seule fois où je me suis blessé, c'est en faisant de la perche", insiste-t-il. "Si j'écoutais les gens, il faudrait que je me lève, que j'aille à l'entraînement et que je rentre à la maison. Limite, il faudrait que je dorme au stadium !" Non, Lavillenie ne dort pas. Il préfère la douce musique des grosses cylindrées...