Greenpeace : le coup de Bâle

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Greenpeace : le coup de Bâle
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LIGUE DES CHAMPIONS - L'organisation a déployé une banderole en haut de la tribune du FC Bâle.

Manifestants de Greenpeace (930x620)

© REUTERS

Un peu plus d'un mois après s'être invité au départ et sur le podium du Grand Prix de Formule 1 de Belgique, l'organisation non gouvernementale Greenpeace a une nouvelle fois profité d'un événement sportif planétaire pour faire passer son message écologiste de façon spectaculaire. Quatre militants de l'ONG, placés sur le toit du Parc Saint-Jacques de Bâle, ont brièvement interrompu la rencontre de Ligue des champions opposant le FCB au club allemand de Schalke 04 (0-1), en déployant une immense banderole de 28 mètres de long sur lequel était inscrit "Don't foul the Arctic" ("Ne souillez pas l'Arctique"), en référence aux projets d'exploitation et de forage dans le cercle polaire.

Quatre militants de Greenpeace déploient une banderole :



Joueurs de Schalke 04 (930x620)

© REUTERS

Après avoir pris pour cible le pétrolier anglo-néerlandais Shell sur le circuit de Spa-Francorchamps, c'est cette fois le géant russe Gazprom qui était dans le viseur de Greenpeace. Gazprom est l'un des principaux partenaires de la Ligue des champions mais c'est aussi le sponsor maillot de l'équipe de Schalke 04 (photo). Le message de Greenpeace, directement adressé au géant gazier, était assorti du hashtag "#FreeTheArctic30", en référence aux 28 militants, au photographe et au caméraman freelance actuellement détenus en Russie.

Le 19 septembre dernier, ceux-ci ont été arrêtés lors de l'arraisonnement en mer de Barents de leur navire, l'Arctic Sunrise, après que plusieurs d'entre eux eurent tenté d'escalader une plate-forme pétrolière de Gazprom. Mercredi, quelques heures seulement après le "coup de Bâle", la Russie a annoncé avoir entamé des procédures d'inculpation contre ces 30 personnes, quatre Russes et 26 ressortissants de 17 autres pays, dont six Britanniques, un Américain et un Français.

Le manifestation de Greenpeace est d'autant plus spectaculaire qu'elle s'est déroulée sous les yeux du président de l'UEFA, Michel Platini, qui assistait à cette rencontre comptant pour le compte de la 2e journée de la phase de poules de la Ligue des champions. Si le jeu n'a été perturbé que pendant deux petites minutes sous l’œil plutôt amusé des deux staffs, cette démonstration de force de l'ONG écologiste pose néanmoins la question de la sécurité sur les matches de Coupes d'Europe.