Paris-Roubaix, 114 années dans l'"Enfer du Nord"

Europe1.fr
 
  • Le peloton à l'assaut du sommet de Doullens, 1936AFP
    16
    Le peloton à l'assaut du sommet de Doullens, 1936
    Le 14 avril 1936, le peloton entame la côte du sommet de Doullens sous les yeux de la foule. Le lieu est emblématique du Paris-Roubaix de l'époque, avec ses 2.500 mètres exposés aux vents mais il ne fait plus partie du parcours actuel. La raison : les portions de pavés étaient en en voie de disparition.  
  • Réparation en catastrophe, 1934AFP
    16
    Réparation en catastrophe, 1934
    Le Français Georges Speicher regonfle son pneu au bord de la route. Dans l'entre-deux-guerres, le support technique des cyclistes n'était pas ce qu'il est aujourd’hui. Certains en ont d'ailleurs été pénalisés. La même année, Roger Lapébie franchit le premier la ligne d'arrivée mais... il est disqualifié. Parce qu'il n'avait pas pu réparer son pneu crevé, il avait emprunté le vélo d'un spectateur, ce qui était interdit. 
  • Sprint final… dans un hippodrome, 1936AFP
    16
    Sprint final… dans un hippodrome, 1936
    En 1936, des cyclistes terminent leur sprint sur la ligne d'arrivée. Mais ce final ne s'est pas déroulé dans le vélodrome de Roubaix. En 1935 et 1936, la course se termine en effet à l'hippodrome de Flandres de Marcq-en-Barœul, pour cause de conflit entre la cité du textile et les organisateurs de la course.
  • Labour interrompu, 1939AFP
    16
    Labour interrompu, 1939
    En 1939, des paysans stoppent leur charrue pour regarder le passage du peloton. Cette édition est la dernière avant que la guerre n'éclate. En 1941 et 1942, c'est un Le Mans-Paris, baptisé "Trophée Duralumin" qui est organisé, Roubaix se trouvant dans la zone militaire de Belgique et du Nord. Paris-Roubaix ne reprendra qu'en 1943.
  • Serse Coppi, le vainqueur chanceux, 1949AFP/INTERCONTINENTALE
    16
    Serse Coppi, le vainqueur chanceux, 1949
    En 1949, les frères Fausto et Serse Coppi posent pour les photographes après leur arrivée. Serse finit premier de la course, à égalité avec le Français André Mahé. La chance a été de leur côté puisque une échappée de trois cyclistes, qui devait logiquement arriver en premier au vélodrome, a fini par s'égarer après avoir été mal aiguillé par un agent du service de l'ordre.
  • Un troisième trophée à portée de pédale pour Eddy Merckx, 1973AFP
    16
    Un troisième trophée à portée de pédale pour Eddy Merckx, 1973
    Le 15 avril 1973, Eddy Merckx pédale vers son troisième trophée du Paris-Roubaix avec, dans sa roue, son compatriote Roger de Valeminck. Les deux Belges sont des figures mythiques de "l'enfer du Nord". Merckx l'a en effet emporté trois fois en 1968, 1970 et 1973 alors que de Vlaeminck a gagné quatre éditions : 1972, 1974, 1975 et 1977.
  • Bernard Hinault, le vainqueur de 1981AFP
    16
    Bernard Hinault, le vainqueur de 1981
    En 1981, Bernard Hinault est en tête. Le champion du monde 1980 ne gagnera Paris-Roubaix qu'une seule fois, en 1981. Le Français le plus titré est Octave Lapize avec trois victoires de 1909 à 1911.
  • Rouler sur les pavés… ou sur l'herbe, 1997PATRICK KOVARIK/AFP
    16
    Rouler sur les pavés… ou sur l'herbe, 1997
    Paris-Roubaix, c'est 50 km de pavés, répartis en 27 secteurs, et autant d'instruments de torture pour les vélos et les articulations des cyclistes. Mais il y a parfois un moyen d'y échapper, quand les spectateurs n'occupent pas les bordures des routes, comme ici en 1997.
  • Guesdon, le dernier Français vainqueur, 1997CRÉDITPATRICK KOVARIK / AFP
    16
    Guesdon, le dernier Français vainqueur, 1997
    En 1997, le Français Frédéric Guesdon occupe la première place du podium. Il est le dernier Français à ce jour à avoir gagné un Paris-Roubaix. Depuis, un seul autre Français a grimpé sur le podium : Sébastien Turgot, deuxième en 2012. 
  • La longue et dangereuse trouée d'Arenberg, 1998PASCAL PAVANI/AFP
    16
    La longue et dangereuse trouée d'Arenberg, 1998
    Les cyclistes affrontent la trouée d'Arenberg. Au programme du Paris-Roubaix depuis 1968, les 2.400 mètres de long de cette ancienne tranchée, qui traversent la forêt de Raismes, constituent un des passages pavés les plus connus de la course… mais aussi un des plus dangereux. Le Belge Johan Museeuw s'y fracture la rotule en 1998, une blessure qui a failli lui coûter une amputation.
  • Ne pas avoir peur de se salir, 1er commandement du Paris-RoubaixJEAN CHRISTIAN BIVILLE/AFP
    16
    Ne pas avoir peur de se salir, 1er commandement du Paris-Roubaix
    Parix-Roubaix, ce sont les pavés, mais aussi la pluie quand le temps se dégrade. En 2001, le Belge Wilfried Peeters, qui finit cinquième de la course, pédale dans une véritable combinaison de boue.
  • Nuage de poussière, 2003 FRANCK FIFE/AFP
    16
    Nuage de poussière, 2003
    Quand le soleil et la sécheresse s'en mêlent, c'est la poussière qui gêne les coureurs cyclistes, comme ici en 2003. 
  • Une pause malvenue à un passage à niveau, 2006FRANCK FIFE/AFP
    16
    Une pause malvenue à un passage à niveau, 2006
    Le champion du monde 2005 Tom Boonen et le vainqueur du Tour des Flandres 2007 Alessandro Ballan prennent leur mal en patience. Ils sont coincés par le passage d'un train à un passage à niveau.
  • Quand la Sky côtoie un tracteur, 2012FRANCK FIFE/AFP
    16
    Quand la Sky côtoie un tracteur, 2012
    En 2012, l'équipe Sky frôle un tracteur sur un secteur pavé… lors d'un jour de reconnaissance, à la veille de la course.
  • Tom Boonen, le roi de Paris-RoubaixFRANCOIS LO PRESTI/AFP
    16
    Tom Boonen, le roi de Paris-Roubaix
    En 2012, Tom Boonen embrasse son quatrième trophée du Paris-Roubaix (2005, 2008 et 2009). Le Belge s'est fait une spécialité des courses pavées, puisqu'il a aussi remporté trois fois le Tour des Flandres.
  • Sprint final au vélodrome, 2013FRANCOIS LO PRESTI/AFP
    16
    Sprint final au vélodrome, 2013
    En 2013, Fabian Canceralla et Sep Vanmarcke s'affrontent dans un sprint final au vélodrome de Roubaix. C'est le premier qui l'emporte. Le Suisse avait pourtant chuté deux fois peu de temps avant la course, au Grand Prix de l'Escaut début avril et lors d'une reconnaissance sur le Paris-Roubaix.
Partagez sur :

Dimanche aura lieu la 114e édition du Paris-Roubaix, une course mythique qu'Europe 1 vous refait découvrir en images. 

EN IMAGES

Du sang, des larmes et de la boue, voilà le programme. "L’Enfer du Nord", tel est son petit surnom. Dimanche, les cyclistes s'élanceront pour parcourir les 257,5 kilomètres de la 114e édition de Paris-Roubaix. A 10h40, ils donneront le premier coup de pédale à Compiègne, dans l'Oise, et affronteront 27 secteurs pavés. Viesly, Capelle-Ruesnes, la trouée d'Arenberg, Beuvry-la-Forêt, le Carrefour de l'Arbre… autant de lieux emblématiques pour une course qui ne l'est pas moins.

La "Reine des classiques" est une course à part. Sa grande difficulté la rend en effet très éprouvante pour les cyclistes, surtout quand la pluie rend les pavés boueux et glissants. Mais pour les photographes, c’est un plaisir sans cesse renouvelé.