OM-OL : Labrune tacle "le vieux lion" Aulas

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INTERVIEW E1 - Le président de l'Olympique de Marseille est revenu sur les incidents qui ont émaillé le match OM-OL. Et en a profité pour répondre aux piques lancées par son homologue lyonnais Jean-Michel Aulas.

INTERVIEW

Ces deux là ne partiront pas ensemble en vacances et les incidents en marge de l'affiche OM-OL n'ont rien arrangé. Interrogé sur Europe 1 mardi matin, le président de l'Olympique de Marseille, Vincent Labrune, a répliqué aux piques lancées par son homologue lyonnais Jean-Michel Aulas. "C’est un peu comme en politique : les vieux lions ont parfois du mal à accepter l’arrivée de personnes plus jeunes, mais il faut faire avec", a-t-il lancé. Tout en soulignant que le club phocéen avait tout fait pour prévenir les risques de débordements qui ont en lieu lors du match de dimanche soir.

Labrune pointe la "vision plus conservatrice" d'Aulas. "Jean-Michel a pris pour habitude de perdre son sang-froid quand on le contredit et que l’on contrecarre ses plans. Il faut faire avec. C’est vrai qu’il y a aussi un choc de générations, entre une vision d’un football moderne, international et économiquement sain – que j’essaie d’incarner – et une vision plus conservatrice qui est la sienne, au sein d’un système très bien rodé qu’il contrôle parfaitement depuis longtemps", a estimé Vincent Labrune.

Avant de se montrer plus piquant : "c’est un peu comme en politique : les vieux lions ont parfois du mal à accepter l’arrivée de personnes plus jeunes, mais il faut faire avec. Et cela ne nous empêchera pas, je l'espère, de travailler en bonne intelligence dans les prochaines semaines face aux échéances de réformes importantes qui sont les nôtres et celles du football français."

L'OM estime avoir pris ses précautions. "Il y a un stade formidable, une ambiance formidable. Et il y a eu malheureusement des faits de jeu qui ont conduit à un ou deux dérapages, c'est vrai", a réagi le président de l'OM à propos des incidents de dimanche soir. Vincent Labrune a au passage assuré que, pour ce match, le club marseillais a mis en place un dispositif spécial en matière de sécurité, avec 750 stadiers. Je me sentirais responsable si je n’avais pas tout mis en œuvre pour que cela se passe bien. Le risque zéro n’existe pas".

Et ce dernier d'ajouter : "le système n’est pas infaillible". Quant aux incidents en eux-mêmes, Vincent Labrune estime que "le système n’est pas infaillible, on va prendre nos responsabilités. Il ne faut pas faire l’amalgame entre les milliers de supporters venus faire la fête et les autres. Il faut sortir ces fauteurs de trouble du stade. On travaille actuellement sur une réforme de notre système de sécurité", a-t-il déclaré.

Club phocéen cherche riche repreneur. Que pense l'actionnaire majoritaire du club, Margarita Dreyfus, de cette nouvelle affaire ? "Elle sait que l’Olympique de Marseille, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Elle m’a fixé un cahier des charges assez précis depuis quelques années : les finances à l’équilibre, c’est fait, la pacification de l’environnement général, c’est fait aussi je pense. Mais elle sait que la tâche est lourde et qu’on ne peut pas tout faire en même temps", a répondu Vincent Labrune.

Avant de reconnaître que l'OM était bien à vendre, ou presque. "Aujourd'hui, le football reste malgré tout beaucoup une question d'argent. Nous n'avons pas les moyens pour faire une équipe compétitive à l'échelle de celle qu'est le Paris Saint Germain. Donc c'est vrai que si nous pouvions créer les conditions de réformes structurelles qui seraient capables de faire arriver un nouvel investisseur, c'est sûr que c'est quelque chose qui nous réjouirait", a-t-il affirmé. Avant de nuancer : "l'OM n'est pas à vendre, l'OM cherche à augmenter ses recettes pour augmenter en permanence son niveau de compétitivité. Vous tirez les conclusions que vous voulez de cela".