Roland-Garros : Murray-Wawrinka, le rendez-vous des abonnés

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Roland-Garros : Murray-Wawrinka, le rendez-vous des abonnés
L'an passé, Stan Wawrinka avait dû s'avouer vaincu face à Andy Murray.@ Thomas SAMSON / AFP
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L'Écossais et le Suisse, qui s'affrontent vendredi en demi-finales, sont devenus des habitués du dernier carré Porte d'Auteuil.

ROLAND-GARROS

Il n'y a pas que Rafael Nadal qui est chez lui à Roland-Garros. Andy Murray et Stan Wawrinka, opposés vendredi après-midi lors de la seconde demi-finale, y ont pris eux aussi leurs habitudes. Pour l'Écossais, ce sera la quatrième demi-finale de rang. Pour le Suisse, la troisième.

"J'ai vécu d'autres Grands Chelems où ça a été plus difficile d'accéder aux demi-finales, physiquement et mentalement", a reconnu Wawrinka après sa facile victoire sur le Croate Marin Cilic, mercredi, en quarts de finale, avec seulement sept jeux concédés. Tout comme Rafael Nadal et Dominic Thiem, qui s'affrontent vendredi dans la seconde demi-finale, "Stan the man" n'a toujours pas perdu le moindre set depuis le début de Roland-Garros. "Je me sens prêt et frais", a insisté le Suisse, vainqueur du tournoi de Genève avant d'arriver à Paris. "Tout se passe très bien. Maintenant, si je veux continuer à avancer, il faut encore aller chercher des gros matches."

Le prochain "gros match" qui l'attend, ce sera donc contre Murray, dont le retour cette année dans le dernier carré à "Roland" est presque une surprise. En effet, le n°1 mondial a connu une préparation sur terre battue décevante, avec des éliminations précoces à Monte-Carlo et à Madrid (en huitièmes de finale) et à Rome (deuxième tour) et une seule demi-finale, à Barcelone. Depuis le début de Roland-Garros, l'actuel n°1 mondial semble avoir retrouvé son jeu : il a gagné plus de matches (cinq) que lors de ses trois derniers tournois (quatre).

"Je choisis le coup juste". "Si quelqu'un m'avait prédit que je serais en demi-finale, j'aurais signé tout de suite car je ne jouais pas bien avant Roland-Garros", a convenu Murray après son succès sur le Japonais Kei Nishikori, mercredi, après un match décousu (2-6, 6-1, 7-6[0], 6-1). "Même les entraînements n'étaient pas très bons. Mais ça va mieux et je veux continuer dans cette direction. Dernièrement, je me suis beaucoup entraîné. J'ai repris les basiques. Maintenant, quand je suis dans un long échange, c'est comme si j'étais en pilote automatique. Je sais exactement ce que j'ai à faire sans avoir à trop y réfléchir. Je choisis le coup juste alors qu'à Madrid, je ne savais pas quoi faire quand la balle arrivait. Là, je réfléchis beaucoup moins sur le court."

Revanche de l'an dernier. Et voilà comment l'actuel n°1 mondial est de retour en demi-finales Porte d'Auteuil pour la quatrième fois de suite, et pour la cinquième fois au total, après 2011 également, en dix participations. Après avoir échoué en demies face à Nadal en 2014 et contre Novak Djokovic en 2015, Murray avait franchi l'obstacle en 2016, contre Wawrinka justement.

"L'an dernier, j'avais dû jouer un de mes meilleurs matches sur terre battue pour gagner", a rappelé Murray, qui avait remporté à cette occasion la seule des quatre confrontations contre le Suisse sur cette surface.

Wawrinka ne garde pas forcément d'amertume de ce match perdu en quatre sets (6-4, 6-2, 4-6, 6-2). "L'année passée, Andy jouait mieux que moi, il était très confiant, avait gagné beaucoup de matches", a rappelé le Vaudois, 3ème mondial. "Aujourd'hui, il hésite un petit peu plus, à moi de trouver des solutions pour le battre. Ça va être un match intéressant."

Le public de Roland-Garros pourra s'en régaler à l'heure du déjeuner, dès 12h45. Et avec certainement un faible pour Wawrinka, vainqueur du tournoi en 2015 face à Djokovic avec son fameux short à carreaux. "Depuis que j'ai gagné ici (en 2015), l'accueil est différent, je reçois beaucoup plus de soutien, dans une super atmosphère. Je suis très bien en tant que Suisse, mais j'apprécie beaucoup de venir jouer ici." Et cela ne le dérangerait sans doute pas outre-mesure d'y disputer dimanche une deuxième finale en trois ans…