Top 14 : Castres rejoint Toulon en finale

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Top 14 : Castres rejoint Toulon en finale
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PHASES FINALES – Au cours d'un match accroché, Castres s’impose contre Montpellier (22-19) et rejoint Toulon en finale pour un remake de 2013.

Les années passent et se ressemblent pour le rugby français. Pour la deuxième année consécutive, Castres et Toulon s'affronteront en finale. Si Toulon n'a pas vraiment tremblé pour se hisser à ce niveau, Castres a du batailler ferme contre Montpellier: le C.O s'impose au bout du suspens (et d'une prolongation) 22-19.

Rugby-terroir castrais contre projet sportif montpelliérain. Plus qu’une demi-finale de Top 14, le match de ce samedi entre Montpellier et Castres campait l’affrontement entre un vieux de la vieille et un jeune loup. Entre un C.O plus que centenaire (fondé en 1906), vainqueur à quatre reprises du Brennus, et un MHR qui n’a jamais goûté aux charmes du bouclier. Et entre la métropole héraultaise, où le rugby cohabite avec le foot et le hand, et Castres, estampillé terre de rugby, c’est … qui l’a emporté.

Thalès vs Trinh-Duc. De ce match, on attendait aussi un duel à distance entre deux capitaines, deux ouvreurs de talent : l’élégant Thrin-Duc, roi de Montpellier déchu en équipe de France et le métronome Thalès, moins brillant mais choix numéro un de Philippe Saint-André chez les Bleus. A la dernière minute du temps réglementaire, alors que les deux équipes étaient à égalité 19 partout, Rémi Thalès a eu l'occasion d'affirmer sa supériorité. Mais le pressing de Trinh-Duc (légèrement hors-jeu sur sa sortie) a fait déjouer l'international français.

Trinh-Duc

© Reuters

Kockott éclipse Thalès. Dans ce duel de pieds de velours, c’est pourtant Rémi Thalès qui avait dégainé le premier. Dans les premières minutes, l'ouvreur castrais ajuste une passe au pied millimétrée pour son ailier qui fait frissonner la défense de Montpellier. Alors que tout le monde a les yeux rivés sur les deux ouvreurs, c’est le compagnon de Thalès à la charnière, Rory Kockott, qui dompte les perches le premier sur une pénalité dès la 3eme minute. Au pied comme dans le jeu, le demi-de-mêlée sud-africain va rapidement éclipser son coéquipier.

Le début du match se résume à un duel de buteur entre Kockott, et Trinh-Duc. Sur la lancée de son récital joué face à Clermont en barrages (6/7 au pied, dont deux réussies à plus de 50 mètres), le springbok rayonne et réussit ses deux premiers coups de pieds. Pas de quoi impressionner Trinh-Duc, qui réplique du tac-au-tac. 6-3 à la demi-heure de jeu.

Ranger piqué au vif réplique. Le moment choisi par les protagonistes de cette demi-finale crispée (un carton jaune dans chaque équipe dès les premières minutes) pour se mettre à jouer. C'est d'abord Antonie Claassen, bien aidé par son pack sur une mêlée à cinq mètres concédée par l'ailier montpelliérain René Ranger, qui étale son quintal dans l'en-but. A 22 mètres seulement, la transformation est une formalité pour Kockott, presque déçu de devoir botter à moins de 50 mètres. 

Kockott

© Reuters

Le Ranger de Montpellier ne vient pas du Texas mais de Nouvelle-Zélande. Tant mieux pour Montpellier. Deux minutes après s’être retrouvé acculé en défense sur l’essai castrais, René Ranger, bien lancé aux 22 mètres, file aplatir entre les poteaux. Thrin-Duc, lui, ne se fait pas prier pour transformer. 13-10 à la pause.

Baï Baï Montpellier. Au sortir des vestiaires, Castres tire la langue et Montpellier pousse. Un combat par buteur interposé, qui accouche d'un match nul 19 partout au terme du temps réglementaire. Et ce malgré l'ultime drop tenté par Rémi Thalès. Heureusement pour le numéro 10 castrais, il est suppléé par Baï, qu'on attendait pas dans ce rôle, mais qui passe un drop pendant les prolongations. 22-19 au coup de sifflet, Castres aura l'occasion de se rappeler au bon souvenir des toulonnais qu'ils avaient vaincu en finale l'année dernière.

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