Wimbledon : le duo "Murraysmo" débute bien

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Wimbledon : le duo "Murraysmo" débute bien
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ASSOCIATION - L'Ecossais, entraîné par l'ancienne joueuse tricolore, a bien débuté, lundi.

Amélie Mauresmo (930x620)
Même si on le sait, l'image surprend. La capitaine de l'équipe de France de Fed Cup, Amélie Mauresmo, était présente dans le box d'Andy Murray, lundi, pour l'entrée dans le tournoi du tenant du titre, devenu l'an dernier le premier Britannique à s'imposer au All England's Club depuis Fred Perry en 1936. Le joueur écossais, récent demi-finaliste de Roland-Garros, a entamé la défense de son trophée par une victoire presque sans histoire sur le Belge David Goffin, 104e joueur mondial, en un peu plus de deux heures de jeu (6-1, 6-4, 7-5).

"Je suis content car c'était du haut niveau à la fin", a commenté Murray, 5e mondial, après avoir décroché la 450e victoire de sa carrière. Ce succès est la meilleure façon pour Murray d'oublier un début de collaboration avec Mauresmo guère fructueux, marqué par une élimination au troisième tour par Radek Stepanek au tournoi du Queen's, dont il était également tenant du titre.

Peu de précédents dans l'histoire du tennis. Dimanche, lors de la conférence de presse d'avant-tournoi, l’essentiel des questions avait encore tourné autour du choix de Mauresmo, qui prend la suite d'Ivan Lendl, dont Murray s'est séparé à la mi-mars. Il y a la différence de nationalité, bien sûr, mais surtout celle de sexe. Une femme qui entraîne un homme, ce n'est pas courant dans le tennis. Le Russe Andrey Chesnokov, 9e au début des années 1990, avait été coaché par Tatiana Naumko durant quasiment toute sa carrière. L'Américain Tim Mayotte avait lui brièvement tenté l'expérience avec sa compatriote Billie Jean King. Quant au légendaire Jimmy Connors, il avait été dirigé par sa mère, tout comme... Murray, d'ailleurs, à ses débuts.

 
Murray avec Mauresmo (930x620)

© REUTERS

"Il n'y a qu'à regarder ce qu'elle a réalisé sur le circuit. Elle a beaucoup gagné, deux tournois majeurs (l'Open d'Australie et Wimbledon en 2006, ndlr) et a souvent eu de beaux parcours en Grand Chelem. Elle avait un jeu créatif et varié", a souligné l'Ecossais au sujet de Mauresmo. Et puis, surtout, "c'est quelqu'un avec qui on communique bien, qui est à l'écoute et qui comprend mieux que quiconque la dimension psychologique du jeu".

Simon, lui, n'aurait pas choisi Mauresmo. Visiblement, Murray est davantage convaincu par Mauresmo que ne l'est Gilles Simon. Lundi, après son succès sur le Russe Konstantin Kravchuk, le Français a expliqué qu'il n'aurait pas pu choisir Mauresmo comme coach, arguant qu'elle ne connaissait pas tous les joueurs. "Elle est allée voir tous les matches (lors du tournoi du Queen's, ndlr), parce qu'il faut qu'elle connaisse tous les joueurs. En tous les cas, moi, c'est un temps, à 30 ans, que je ne peux pas perdre", a-t-il insisté.

L'ancienne championne tricolore a reconnu elle-même qu'elle ne s'était "pas facilité la tâche" en acceptant de coacher Murray juste avant Wimbledon. "On en a conscience tous les deux. C'est déjà très important. Il me met très à l'aise de ce point de vue", a expliqué la Française, sollicitée il y a un mois environ via... un SMS ! Mercredi, le duo, surnommé "Murraysmo" par la presse britannique, aura une deuxième occasion (en or) de rôder son association avec un deuxième tout a priori facile contre le Slovène Blaz Rola, 92e mondial.

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