Voeckler, grand numéro et petits pois

  • A
  • A
Voeckler, grand numéro et petits pois
@ REUTERS
Partagez sur :

EN UN CLIC - Le coureur Europcar a remporté la grande étape pyrénéenne, mercredi.

Voeckler comme Virenque. La victoire de Thomas Voeckler, mercredi, dans la grande étape des Pyrénées, rappelle les exploits passés de Richard Virenque. Au départ, la volonté de marquer des points pour le maillot à pois du meilleur grimpeur. A l'arrivée, un succès de prestige, en solitaire, dans une étape montagneuse avec un enchaînement de cols. Aubisque, Tourmalet, Aspin et Peyresourde, deux cols hors catégorie et deux de première, Voeckler les a tous franchis en tête, s'assurant le port du maillot à pois pour quatre petits points...

Voeckler à l'arrivée

© REUTERS

Le leader de l'équipe Europcar remporte sa deuxième étape sur ce Tour de France 2012, une semaine après celle de Bellegarde-sur-Valserine, une fois de plus après un jour de repos, et encore une fois à Bagnères-de-Luchon, où il s'était déjà imposé en solitaire, en 2010.

Voeckler remporte la 15e étape du Tour :

Voeckler en course 18.07

© REUTERS

Inarrêtable. Il y a deux jours, Voeckler avait déjà fini troisième, à Pau. Après un jour de repos durant lequel il a expliqué n'avoir roulé que sur un home-trainer, "P'tit Blanc" a attaqué cette étape-reine du Tour pied au plancher en prenant part à l'échappée de 38 coureurs (!) qui s'est dessinée dès les premiers kilomètres de course. "Pour moi aujourd'hui (mercredi), j'avais quatre courses, comme autant de cols", a expliqué Voeckler au micro de France télévisions. "Je cours dans ces montagnes depuis l'âge de 19 ans. Il y avait 197 kilomètres et je les connaissais par coeur." La connaissance du parcours l'ai aidé, mais la connaissance de la course aussi. "Je suis allé voir Brice Feillu, il me fallait quelqu'un qui qui s'engage totalement mais ne soit pas trop rapide au sprint non plus". Les deux Français ont fait le Tourmalet, Aspin et une partie de Peyresourde ensemble. Mais, à sept kilomètres du sommet, Voeckler s'est isolé en tête et a filé vers la victoire, sa quatrième en carrière sur le Tour de France.

La déception de Feillu. Le grimpeur français Brice Feillu s'était fait connaître du grand public en s'imposant au sommet de la montée d'Andorre-Arcalis, en 2009. Trois ans après, le coureur Saur-Sojasun aurait aimé épingler à nouveau une belle étape pyrénéenne à son palmarès. Mais Voeckler était trop fort. "Je suis déçu parce que j'ai pensé que c'était ma journée", a-t-il déclaré sur France 2, au bord des larmes. "Je suis tombé sur quelqu'un qui a bien joué (le coup). Et j'ai craqué dans la tête quand j'ai vu que j'allais sauter." Feillu, écarté du Tour en 2010 (chez Vacansoleil, équipe non retenue) puis 2011 (chez Leopard-Trek, non retenu par son équipe), a été irrémédiablement distancé par Voeckler dans la dernière montée du jour, le col de Peyresourde.

Wiggins face à Nibali (930x620)

© REUTERS

Wiggins contrôle Nibali. Cette grande étape pyrénéenne et ses quatre montées historiques n'ont pas bouleversé la hiérarchie au sommet. Bradley Wiggins, son équipier Chris Froome et l'Italien Vincenzo Nibali (Liquigas-Cannondale), sont arrivés ensemble à Bagnères-de-Luchon. Nibali a été le seul à tenter sa chance dans le col de Peyresourde, mais les deux Sky sont rapidement revenus sur lui, en éliminant tous les autres coureurs par l'arrière. Désormais, et alors qu'il ne reste qu'une étape de montagne, jeudi, le podium à Paris fait plus que dessiner. Sauf accident ou défaillance incroyable, on le tient déjà, le quatrième du général, le Belge Jürgen van den Broeck (Lotto-Belisol), émergeant à plus de trois minutes de Nibali.

Evans 18.07

© REUTERS

Evans décroche. Quatrième du classement général au départ de l'étape, le vainqueur du Tour 2011, l'Australien Cadel Evans (BMC), a définitivement perdu pied mercredi. Il a d'abord été lâché dans le col d'Aspin puis dans la dernière montrée, le col de Peyresourde. Le podium, qui était encore envisageable mercredi matin, ne l'est plus. Il a perdu près de cinq minutes et pointe désormais à la septième place, à plus de 8 minutes. Il n'est même plus le leader au sein de son équipe puisque l'Américain Teejay van Garderen le devance désormais de onze secondes...