Super Bowl : Tom Brady, beau gosse ou sale gosse ?

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Super Bowl : Tom Brady, beau gosse ou sale gosse ?
@ Rob CARR/Getty North America Images/AFP
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NFL - Le quarterback des New England Patriots est la star du 49e Super Bowl, qui a lieu dimanche à Phoenix.

Brady à l'entraînement

© Elsa/AFP

Un pan de l'histoire de la NFL va se jouer à l'occasion du 49e Super Bowl, dimanche. Les Seattle Seahawks ont l'occasion de devenir la première équipe à conserver leur titre depuis les New England Patriots en 2005. En face, les New England Patriots, justement, chercheront à décrocher leur quatrième bague de champion sous l'ère Tom Brady. Vainqueur du Super Bowl dès sa première année dans la grande Ligue, en 2002, puis deux autres fois lors des trois éditions suivantes (2004 et 2005), le maître à jouer des Pats a depuis connu deux fois la défaite, en 2008 puis en 2012, à chaque fois face aux New York Giants. Clin d’œil de l'histoire, ce "Big Game" 2015 se déroulera dans le University of Phoenix Stadium, là même où Brady avait échoué en 2008. "Je m'en souviens", a expliqué Brady cette semaine. "Je pense que nous avons envie de "purger" ces deux défaites, de bien jouer et de gagner. A l'époque, nous avions abordé ces matches-là avec beaucoup de confiance aussi. Nous n'avions simplement pas bien joué."

L'égal de Montana ? Pour Brady, ce 19e et dernier match de la saison n'est évidemment pas une rencontre comme les autres. Âgé de 37 ans, il tient peut-être là la dernière occasion de rejoindre dans la légende Joe Montana, vainqueur lui aussi de quatre titres avec le même uniforme (49ers). Un Joe Montana que Brady allait voir quand il était enfant. L'histoire serait belle. On oublierait alors la défaite cruelle de 2008, survenue après une saison régulière sans aucune défaite (16 victoire). On oublierait aussi le touchdown concédé dans la dernière minute en 2012, à Indianapolis. Mais si les Patriots venaient encore à échouer une nouvelle fois, le bilan de Brady au Super Bowl s'établirait à trois victoires et trois défaites : un bilan neutre sans doute rédhibitoire quand on prétend au statut honorifique de meilleur quarterback de tous les temps.

Brady avec Gisele Bündchen (960x640)

© Mike COPPOLA/AFP


Marié à Gisele Bündchen. Brady, ce n'est pas seulement un palmarès de "winner", avec trois bagues de champion, deux titres de meilleur joueur de la saison et de nombreux records en carrière. C'est aussi une "belle gueule" dans un monde de brutes. Il faut le voir dégainer son sourire ultra-bright en conférence de presse quand d'autres joueurs stars sont davantage dans la vindicte. Mais loin du côté ascète d'un Peyton Manning par exemple, Brady assume son côté star en dehors des terrains où il forme avec le mannequin brésilien Gisele Bündchen l'un des couples les plus glamour des Etats-Unis et même du monde.

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L'affaire des ballons sous-gonflés. Mais voilà, le joueur Brady est peut-être bien moins lisse que son discours le laisse entendre. On sait qu'il est un sacré meneur d'hommes. Mais il est peut-être aussi un sacré filou. L'affaire des ballons sous-gonflés est venue le rappeler. A l'issue de la finale de conférence (largement) remportée aux dépens des Indianapolis Colts, la NFL a révélé que 11 des 12 ballons utilisés par les Patriots avaient été dégonflés de 16%. "Je ne suis pas un tricheur", a-t-il assuré en conférence de presse. Il ne s'en est pas ouvert à la NFL. Beaucoup d'observateurs sont sceptiques : comment est-il possible que le quarterback, le seul à manipuler le ballon sur chaque action, ne se soit rendu compte de rien ? Dimanche, une chose est sûre : les ballons seront bien gonflés. Et Brady sera sous pression : celle de ses adversaires et celle de l'histoire.